Boutique Biologiquement.comL’argousier bienfaits origines

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Cet arbuste épineux pousse un peu partout en Europe Occidentale, en Asie et en Amérique du Nord. Longtemps ignoré des hommes, il est désormais cultivé pour son aspect décoratif ou ses fruits, son huile.

S’il supporte des hivers rigoureux, il a besoin de beaucoup de lumière. Il recherche donc les grands espaces : dunes ou zones peu boisées en moyenne altitude. Il peut atteindre 6 à 8 mètres de haut, mais généralement, il mesure 2 à 4 mètres. Son port est étalé. Ses feuilles, lancéolées, sont vert sombre sur le dessus avec des reflets argentés dessous. Ses rameaux sont étalés et pourvus d’épines. Ses fleurs verdâtres éclosent au début du printemps. Les fruits sont des baies oranges qui s’agglutinent autour des branches.

L’ananas de Sibérie

Les vertus médicinales de l’argousier ont été reconnues, il y a une centaine d’années même si les argouses sont consommés depuis des siècles en Europe et en Asie. Les médecins tibétains l’utilisent pour soigner les affections cutanées, les troubles digestifs et circulatoires, les affections pulmonaires et les règles douloureuses. Les chercheurs soviétiques, lors de la conquête de l’espace dans les années 1950, se sont de très près intéressés à la plante : les argouses se trouvaient au menu des cosmonautes qui, par ailleurs, s’appliquaient une crème à base d’argousier pour se protéger contre les radiations cosmiques.
En Russie, l’argousier est surnommé “l’ananas de Sibérie” autant pour sa richesse en vitamines que pour le goût légèrement acidulé de ses baies. Aujourd’hui, c’est surtout en Amérique du Nord que se poursuivent les études sur les propriétés de ce fruit dont la concentration en vitamine C est 5 fois supérieure à celle du kiwi et 30 fois supérieure à celle de l’orange. Les fruits, de même que les feuilles et les graines, sont très riches en vitamines (C, E, A, F, K, P et du groupe B), en oligo-éléments (azote, phosphore, fer, manganèse, bore, calcium…), en acides gras saturés (acides palmitique et palmitoléique) et insaturés (acides linolénique et linoléique) et en acides aminés. Des récentes recherches ont montré l’utilité de la plante pour lutter contre les radiations, réduire l’agrégation plaquettaire, traiter les ulcères gastriques et ralentir les risques du cancer.

L'argouse bio pour traiter les ulcères gastriques
L’argouse bio pour traiter les ulcères gastriques

Dans l’argousier tout est bon

Très riche en vitamine C, la baie de l’argousier se transforme en confiture, en jus ou en sirop.
Durant les Jeux Olympiques de Séoul, la boisson « officielle » des athlètes chinois, c’était le jus d’argousier. Il faut préciser qu’en Asie plus de 200 produits alimentaires ou médicinaux sont fabriqués à partir d’argousier. En Europe et en Amérique du Nord ce sont surtout les baies, les feuilles et l’écorce qui sont utilisés pour fabriquer des gelées, des confitures, des compléments alimentaires, du jus, de l’huile et des cosmétiques.Pour en savoir plus sur le Bostwellia

Les indications

En interne :

fatigue
grippe
refroidissement
manque d’appétit
ulcères d’estomac et du duodénum
hyperlipémie du sang
gingivite
problèmes pulmonaires
maladies cardio-vasculaires et
coronariennes
hypertension artérielle

Il suffit de suivre les indications des fabricants : tout dépend de la concentration du jus ou des extraits. Si le jus est trop concentré ou amer, il suffit de le diluer avec un peu d’eau. En général on prend de 2 à 4 cuillérées à café par jour, mais certains praticiens conseillent jusqu’à 200 ml/jour. Il existe aussi des tisanes de feuilles ou d’écorce d’argousier. Il est aussi possible de consommer l’huile (1 cuillérée à café par jour ou en association avec d’autres huiles de première pression à froid dans une salade).

En externe :

eczéma et autres problèmes cutanés
brûlures
prévention et cicatrisation des blessures dues aux radiations,
ralentissement des rides
cheveux : pellicules et chute.

L’huile d’argousier est obtenue par pression à froid des baies et surtout des graines d’argousier. Elle entre dans la composition de cosmétiques ou de shampoings. Attention : L’huile a la particularité de laisser des taches rouges : massez longtemps et laissez absorber avant de recouvrir d’un linge pour protéger vos vêtements.

Quand ? Comment ? Combien ?

En Europe et au Québec, on trouve des jus, des gelées, des liqueurs, des bonbons, des sirops, des comprimés, des shampoings, des pommades, des tisanes, des huiles, des cosmétiques (crèmes, masques, produits solaires) et même de la bière à l’argousier. À ce jour, aucun effet indésirable n’a été constaté, que l’argousier soit utilisé seul ou avec un médicament, en interne comme en externe. Il n’y a pas non plus d’effet secondaire à craindre, quelles que soient les quantités consommées (hormis de possibles coliques si vous n’êtes pas raisonnable !). Toutefois, par prudence, les femmes enceintes doivent éviter les excès. Le jus — obtenu par pression à froid — se trouve souvent sous forme de flacon de 200 ml (environ 11 €) ou bien en ampoules. Il a un délicieux goût fruité légèrement acidulé. Il suffit d’en prendre 2 à 4 cuillérées à café par jour.
En règle générale, il suffit de suivre les préconisations du fabricant. Le jus, les bonbons, les huiles et les cosmétiques se trouvent surtout en magasins de produits naturels ou diététiques mais aussi dans quelques pharmacies et en vente par correspondance.

En association avec d’autres plantes
Comme pour la plupart des plantes, l’argousier potentialise ses effets quand il est pris avec une autre plante aux propriétés comparables.

maladies auto-immunes ou dégénératives, fatigue et ulcères gastriques : aloe vera,
grippe et refroissements : eucalyptus, pin (en huiles essentielles),
règles irrégulières et douloureuses : sauge (tisane à mélanger au jus ou au sirop),
lèvres sèches : calendula ou huile d’amande douce,
problèmes de peau et brûlures : de la St Jean au millepertuis (attention de ne pas vous exposer au soleil).

A chaque fois il suffit de mélanger moitié-moitié ou de prendre en alternance, que ce soit en interne (jus et sirops) ou bien en externe (huile et crèmes).

Dans le verger

L’argousier est surtout tout un arbuste d’ornement qui affectionne les talus, les bords de mer et la moyenne montagne. Pour avoir des fruits, il faut un pied mâle pour au moins un pied femelle. Les plantes femelles se reconnaissent à leurs petits bourgeons globuleux. Les argousiers se plantent dans tous les sols, à condition qu’ils soient très bien exposés au soleil… et loin des sentiers à cause de leurs épines. Il supporte des températures jusqu’à – 40 ° C et peut résister à des périodes de sécheresse. Il envoie ses racines profondément dans le sol, d’où son intérêt pour retenir des dunes ou freiner l’érosion d’un terrain. L’argousier se reproduit facilement par boutures ligneuses de novembre à février et par boutures de racines jusqu’en automne. Les meilleurs éléments sont prélevés sur des individus poussant sur des sols pauvres ou sablonneux. L’argile et l’humus peuvent être ajoutés quand la fructification commence, à partir de la troisième année. Il faut éviter la proximité des résineux. Très rustiques, les argousiers sont peu sensibles aux maladies ou parasites. Le fruit orangé mûrit à la fin de l’été. Difficile à cueillir, il faut prévoir près d’une heure pour récolter environ 6 kg par plant. L’intérêt nutritif et médicinal de l’argousier encourage de plus en plus les arboriculteurs à se lancer dans sa culture d’autant qu’un verger bien mené (10 tonnes de fruits à l’hectare) possède une durée de vie (et de production) d’au moins 30 ans.

Histoire et botanique

De la famille des éléagnacées, l’argousier se dit sea buckthorn en anglais et Star-bu en chinois et en tibétain). Son nom scientifique, « hyppophae » signifierait « je tue un cheval ». Pourtant Les Grecs l’utilisaient pour favoriser la prise de poids des chevaux et lustrer leur pelage, (« phae » pourrait aussi signifier « je fais briller”). En Chine et en Russie, l’argousier est, depuis des siècles, utilisé comme plante médicinale. En Europe, si les baies ont servi de « tonique » dès le Moyen-Âge, leur utilisation médicinale ne s’est imposée que depuis quelques dizaines d’années.