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Assez commun en Europe et en Asie, l’argousier (hippophaé Rhamnoïdes), avide de soleil, appelé aussi “ananas de Sibérie”, “saule épineux”, “olivier de Sibérie” est un arbrisseau dioïque sauvage, épineux de la famille des Elaéagnacées.

Découvert par l’homme il y a 4000 ans, l’argousier est intéressant au point de vue horticole pour stabiliser les sols soumis à l’érosion et pour améliorer leur qualité. Ses fruits, de forme ovoïde, acides et astringents sont de fausses drupes, jaune à orangé, issus de la transformation du réceptacle floral et formés d’un akène entouré d’une partie charnue. L’argousier doit son nom à ses bienfaits : hyppophae vient du grec hyppo “cheval” et phaos “reluire” car, à cette époque, on avait observé que les chevaux qui broutaient cette plante prenaient du poids et avaient un pelage reluisant.

On retrouve les baies d’argousier en Asie dans la fabrication de plus de 200 produits dont l’usage médicinal se perpétue traditionnellement en médecine ayurvédique, tibétaine et chinoise. Ses bienfaits sur la santé et la beauté sont reconnus par les médecins et de nombreux chercheurs russes, chinois, allemands, finlandais, indiens, et d’Asie Centrale ont démontré le pouvoir antioxydant de l’argousier et son effet protecteur contre la radioactivité.

Baies d'argousier bio riche en antioxydants naturels puissants

Baies d’argousier bio riche en antioxydants naturels puissants

Une composition exceptionnelle :

L’argousier renferme de nombreux composants bio-actifs :

– 14 vitamines A,C,D,E,K,P… et des provitamines : ses vitamines sont très concentrées (3 fois plus de vitamine A que la carotte, 10 fois plus de vitamine C que l’orange, 4 fois plus de vitamine E que les graines de tournesol !).

– De nombreux antioxydants puissants (phénols, caroténoïdes, stérols, tanins).

– 22 acides gras (oméga 3, 6, 7, 9).

– Des substances minérales et des oligo-éléments (zinc, fer, calcium…)

Des bienfaits remarquables sur la santé :

– L’argousier est le champion de la vitalité : dans ses baies orangées, il est gorgé de vitamine C, de bêtacarotène, de vitamine E, d’acides gras essentiels et de fer pour lutter efficacement contre la fatigue et retrouver la forme.

– On l’utilise pour prévenir l’inflammation des muqueuse (bouche, nez, oreilles, appareil génital, anus).

– Il est recommandé pour stimuler l’immunité.

– Il améliore la circulation du sang.

– Selon certaines études, il préviendrait les maladies cardiovasculaires et la formation des cancers.

– Cicatrisant doux et exceptionnel, il est conseiller pour faciliter la cicatrisation des plaies, des brulures, des blessures, des crevasses, des gerçures, pour traiter les problèmes de peauet pour se protéger contre le soleil.

– Pour les sportifs, il est le fruit de l’effort : rien de tel que de boire un jus d’argousier pour récupérer et refaire le plein d’énergie après la pratique d’un sport d’endurance (vélo, footing…). Peu calorique (70 Kcal/100ml), il apporte de l’énergie rapidement disponible et ses sucres lents et rapides facilitent la synthèse du glycogène. Ses apports permettant de rééquilibrer les pertes en minéraux et notamment en magnésium.
L’argousier en cosmétique.

Les fruits de l’argousier contiennent une huile végétale rare et précieuse issue de la pulpe du fruit ou des pépins. Trésor de beauté, cette huile riche en vitamines antioxydantes, entre dans la composition de produits cosmétiques pour le visage (contour des yeux, des lèvres) et le corps. Ces produits lissent, raffermissent et nourrissent la peau. L’argousier est un élixir de beauté qui hydrate et répare les peaux très sèches, renforce l’élasticité de l’épiderme et participe au renouvellement des cellules des peaux matures.


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Les usages culinaires et médicinaux de l’argousier sont reconnus depuis l’Antiquité. Ses baies acidulées de couleur orange intense sont riches en vitamine C et possèdent d’innombrables propriétés intéressantes.

L'argousier bio en tisane, pour une boisson riche en antioxydants naturels puissants

L’argousier bio en tisane, pour une boisson riche en antioxydants naturels puissants

L’argousier est un modeste arbuste épineux à feuillage caduque qui pousse un peu partout dans les zones tempérées d’Europe et d’Asie : on le trouve en Scandinavie, en Italie, en France, en Russie, en Iran, en Turquie, en Chine et même sur les hauteurs de l’Himalaya…

En Grèce antique, les feuilles et les jeunes rameaux de l’argousier étaient ajoutés au fourrage des chevaux pour favoriser leur croissance et embellir leur pelage. De nos jours, l’argousier est encore employé dans l’élevage des chevaux, des volailles et des truites notamment, comme complément alimentaire de choix. Mais ce n’est pas tout…

Jus, confitures, gelées, sirops, pâtes de fruits, compote, sorbets, liqueurs et autres préparations et spécialités culinaires ancestrales ou nouvelles : les usages alimentaires de l’argousier sont multiples.

Acides et astringents, les fruits de l’argousier sont consommés traditionnellement avec du lait et du fromage en Sibérie et Asie et servent de condiments en Himalaya. Dans les pays nordiques, les baies d’argousier servent à préparer des sauces pour le poisson et en Russie, à parfumer la Vodka sibérienne.

En France, dans les Hautes Alpes et les Alpes du Sud, de nombreuses spécialités locales sont fabriquées à base d’argousier. En Provence, elles font partie des produits du terroir au même titre que la lavande.

Tout comme les fruits rouges (fraises, myrtilles, canneberge…), les baies de l’argousier ont de puissantes propriétés antioxydantes car elles sont exceptionnellement riches en vitamine C (concentration cinq fois supérieure à celle du kiwi et tente fois supérieure à celle de l’orange). Elles constituent aussi une bonne source de vitamines A, E, F et P.

Astringentes, anti-infectieuses, antisclérotiques, vermifuges et toniques… : les propriétés médicinales de l’argousier sont innombrables. Les extraits d’argousier aident aussi à soulager les brûlures et autres blessures cutanées.

Notons enfin que l’huile extraite des pépins et de la pulpe de la baie est utilisée comme ingrédient culinaire et comme produit pharmaceutique : elle intervient également dans la composition de certains cosmétiques.


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L’argousier bio antioxydant naturel puissant (ippofaes) appartient à la catégorie des super-aliments ( superfoods) ce qui signifie qu’il fournit une grande valeur nutritive.

L’argousier était utilisé par les Grecs Anciens, principalement pour la guérison. Dans la Grèce moderne, le terme superfoods généralement, comme ippofaes ont été aussi récemment fait connus.

Argousier bio un superfruit antioxydant naturel puissant

Argousier bio un superfruit antioxydant naturel puissant

So nom dans le Grec Modern signifie cheval et lumière. Ce nom a été donné par les Grecs Anciens parce qu’ils l’utilisaient pour soigner les chevaux malades et dans un délai très court ils devenaient bien et “brillaient”.

La naissance de l’argousier semble être daté longtemps avant l’ère glaciaire, ce qui le rend l’une des premières plantes qui existaient sur la planète.

L’argousier se trouve principalement au Tibet et en Chine, mais les 2 dernières années, ses cultures se sont propagées à travers le monde. Peut-être il n’est pas si célèbre et si efficace qu’Acai Berry, mais l’argousier est une source de vitamines et d’antioxydants.

Il a plus de vitamine C qu’une orange et un kiwi et plus de vitamine E que le maïs et le blé.

Il fournit Oméga-3, Oméga-7, Oméga-6, Oméga-9 graisses, ce qui sont les graisses insaturées.

Pour ces raisons l’argousier est maintenant utilisé dans les compléments alimentaires parce qu’il fournit concentrant de nombreux avantages pour le corps (190 ingrédients)


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Parties utilisées : les baies, dont on tire du jus et des extraits huileux; les graines, pressées à froid pour en extraire l’huile; les feuilles et l’écorce, dont on tire des extraits.

Noms communs : argousier, saule épineux, olivier de Sibérie, faux-nerprun, ananas de Sibérie.
Nom botanique : Hippophae rhamnoides, famille des éléagnacées.
Nom anglais : Sea buckthorn.
Nom chinois : Star-bu (nom tibétain).
Habitat et origine : Cet arbuste dépasse rarement 3 à 4 mètres de haut, mais certaines variétés peuvent atteindre 20 mètres. L’argousier est originaire d’Europe et des régions montagneuses et tempérées de l’Eurasie. En Asie, l’argousier est très répandu en Chine et dans les régions de l’Himalaya. On le trouve aussi en Russie, en Mongolie et jusque dans les pays scandinaves. Il est cultivé au Canada et en Chine, notamment pour prévenir l’érosion des sols. Au Québec, une petite population d’argousier semble s’être naturalisée dans la région de Malartic (Abitibi) où les dépôts miniers sont propices à sa croissance.

Indications

Traiter les brûlures, les affections et les blessures cutanées (usage externe).
En médecine traditionnelle asiatique – traiter les troubles digestifs, cardiovasculaires et des voies respiratoires ainsi que diverses affections de la peau et des muqueuses (usage interne).

Posologie de l’argousier

Les données scientifiques et cliniques sont insuffisantes pour suggérer un dosage. L’argousier est offert sous plusieurs formes (jus, capsules, extraits, miel, gelée, etc.) et son huile, incorporée dans des pommades et des onguents, est utilisée en application externe.

L'agousier utilisé pour traiter certains troubles cardiovasculaires

L’agousier utilisé pour traiter certains troubles cardiovasculaires

Historique de l’argousier

L’utilisation médicinale des baies d’argousier remonte à l’Antiquité. Les Grecs l’utilisaient pour accélérer la prise de poids des chevaux et lustrer leur pelage, d’où son nom latin hippophae, qui signifie « cheval » et « briller ».

En Médecine traditionnelle chinoise (MTC), japonaise ou tibétaine, de même qu’en médecine ayurvédique (Inde), on emploie encore beaucoup l’argousier, notamment comme tonique, et pour soigner toutes sortes d’affections de la peau et des muqueuses. En association avec d’autres plantes, il est également utilisé pour traiter certains troubles cardiovasculaires (notamment les troubles de l’agrégation plaquettaire), les troubles digestifs, l’indigestion, les inflammations des poumons et les menstruations irrégulières ou douloureuses. Pratiquement toutes les parties de l’argousier sont employées en médecine traditionnelle : outre les baies et les graines, on prépare également des extraits de feuilles et d’écorce.

La Chine compte 300 000 hectares de vergers et 150 usines de transformation. Dans ce pays, plus de 200 produits différents sont fabriqués à partir de l’argousier. En Europe, plusieurs denrées alimentaires en contiennent (jus, confitures, suppléments vitaminiques, boissons alcoolisées, aliments pour le bétail, etc.) de même que plusieurs produits pharmaceutiques (suppositoires, pommades, etc.). Lors des Jeux olympiques de Séoul, 2 boissons à base d’argousier (Shawikang et Jianibao) avaient été approuvées comme boissons officielles pour les athlètes chinois.

L’ananas de Sibérie

Dans les pays de l’ex-Union soviétique, l’argousier est d’abord un aliment. On l’y appelle « ananas de Sibérie » en raison de la saveur de ses baies juteuses. Elles sont très riches en vitamine C (de 100 mg à 300 mg en moyenne par 100 g de baies, et jusqu’à 600 mg/100 g pour certaines espèces), en vitamine E et en caroténoïdes (bêta-carotène et lycopène notamment). Les cosmonautes russes prenaient régulièrement du miel d’argousier pour préserver leur bonne forme physique.

Les fruits de l’argousier contiennent également plus de 18 acides aminés, des acides gras essentiels divers, des phytostérols ainsi que plusieurs minéraux et oligo-éléments (azote, phosphore, fer, manganèse, bore, calcium, etc.). On en extrait le jus, mais on les emploie surtout pour confectionner des compotes, confitures et gelées diverses.

À l’heure actuelle, l’argousier est un ingrédient de crèmes destinées à soigner les brûlures, les plaies de lit (escarres) et les brûlures causées par des radiations. L’huile d’argousier, tirée de la pulpe des fruits et des graines, est employée pour la confection de produits cosmétiques, car elle a la réputation de régénérer la peau et de retarder l’apparition des rides.

Au Canada, l’argousier est utilisé depuis longtemps dans les Prairies comme haie et brise-vent. Plusieurs projets de culture de l’argousier sont à l’étude au Canada et au Québec afin d’exploiter le potentiel commercial de l’utilisation alimentaire et médicinale de cette plante. Les premières plantations commerciales datent des années 1995.

Recherches sur l’argousier

La recherche sur l’argousier et ses produits dérivés en est encore à ses premiers pas : elle est constituée principalement d’essai in vitro et sur des animaux. Les études cliniques sont très peu nombreuses. En général, les chercheurs attribuent les propriétés thérapeutiques de cette plante aux antioxydants et aux acides gras qu’elle renferme.

Traditionnellement, on considère l’argousier comme un tonique général de l’organisme. C’est ce qu’on appelle aussi un adaptogène, c’est-à-dire une substance qui accroît, de manière générale et non spécifique, la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’affectent.

Brûlures et blessures cutanées (usage externe). Quelques essais sur les animaux ont donné de bons résultats pour accélérer la guérison de blessures et de brûlures. Chez les humains, on dispose d’un seul essai clinique : de l’huile tirée des baies de l’argousier s’est avérée plus efficace qu’un pansement à la gelée de pétrole pour soulager la douleur et aider à la guérison des brûlures de patients chinois.

Eczéma (usage interne et externe). Quelques essais cliniques non publiés ont donné des résultats prometteurs auprès de patients ayant pris, par voie orale, des extraits huileux de baies et de graines d’argousier. Au cours d’une étude menée en Finlande, des capsules d’huile de graines d’argousier ont légèrement soulagé les symptômes des sujets souffrant de dermatite atopique. L’application d’une crème à base d’argousier n’a cependant pas fait mieux qu’un placebo au cours d’un essai mené en Allemagne.

Protection cardiovasculaire. L’argousier étant riche en flavonoïdes aux effets antioxydants, on pense qu’il pourrait avoir une action bénéfique sur la viscosité du sang et sur la fonction cardiaque en général. Un essai clinique mené en Chine auprès de 88 patients indique que les flavonoïdes que contient l’argousier pourraient être utiles en cas d’hypertension artérielle, tout en ayant moins d’effets indésirables qu’un médicament antihypertenseur classique (nifedipine).

Les résultats d’un essai préliminaire mené auprès de 12 sujets en bonne santé indiquent que l’huile d’argousier pourrait avoir une action antiplaquettaire. Selon les résultats d’un autre essai, le jus des baies n’aurait aucun effet sur l’agrégation plaquettaire, mais il pourrait augmenter le taux de bon cholestérol (HDL) et réduire l’oxydation associée au mauvais cholestérol (LDL).

Divers. Bien qu’un extrait de feuilles d’argousier ait eu une action modulatrice sur les fonctions immunitaires d’animaux de laboratoire, un extrait des fruits n’a pas été plus efficace qu’un placebo pour prévenir les infections du système digestif ou urinaire auprès de 233 sujets. Au cours d’un essai sur des sujets souffrant de cirrhose du foie, un extrait d’argousier, pris durant 6 mois, a eu un effet bénéfique sur certains marqueurs sanguins de cette maladie.

Des données cliniques préliminaires non publiées indiquent que la prise d’un extrait huileux d’argousier pourrait être utile pour protéger les muqueuses des patients atteints du syndrome Gougerot-Sjögren.

Des résultats d’essais in vitro ou menés sur des animaux indiquent que l’argousier aurait un effet protecteur contre les effets toxiques des radiations, du gaz moutarde (arme chimique) et de l’arsenic. Les chercheurs s’intéressent également aux potentielles propriétés anticancer de l’huile d’argousier.

Précautions

Contre-indications
Aucune connue.
Effets indésirables
Aucun connu. Le fruit de l’argousier est consommé depuis très longtemps et il est jugé sécuritaire, mais l’innocuité à long terme des extraits n’est pas connue.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments
Aucune connue.
Avec des médicaments
Aucune connue.


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Les baies d’argousier bio antioxydant, avec leur goût acide, abritent une grande richesse: des substances acides et légèrement laxatives, de la provitamine A, B1, B2 et E. Elles contiennent en outre une grande variétés de substances actives dont de nombreux flavonoïdes.

Le taux de vitamine C dans les baies, mais aussi dans les feuilles, est inégalé. Il est même bien plus élevé que dans les fruits du sud comme l’orange et le citron, et plus élevé aussi que dans le cynorrhodon. D’ailleurs, les baies diffèrent au niveau de leur teneur en vitamine C. La plus haute teneur a été enregistrée dans les Alpes, où l’Hippophaë était également une plante pionnière. Ce sont également les baies de ces régions qui sont utilisées pour la production de jus et d’élixir. Il est frappant que le taux de vitamine C augmente fortement les années de grand soleil. Ceci reflète encore une fois la relation étroite entre l’argousier et la lumière. Avec les baies, on peut dire qu’on emmène un peu de ‘lumière’. Vous pouvez donc cueillir en toute tranquillité les baies de ce buisson si vous en rencontrez un.

L’argousier est un tonique général et un anti-infectieux. Il renforce le système immunitaire.

Il est indiqué dans tous les types de fatigue, ainsi qu’en cas de diminution de l’activité cardiaque et cérébrale.

On le conseille en cas d’inappétence et d’anémie; on l’utilise aussi en cas d’insomnie et contre la sénescence.

Enfin c’est un excellent préventif de la grippe.

Ses flavonoïdes notamment en font un grand ami du coeur, agissant aussi comme anti cholestérol et anti oxydant. Voir aussi

Il est consommé sous forme de sirops, jus et élixirs (Élixir d’argousier Weleda notamment).

Dans le Sibu Yudan, un livre de médecine classique tibétaine, du VIIIe siècle, pas moins de 30 chapitres sont consacrés aux vertus curatives et aux valeurs nutritionnelles de l’argousier.

Car il recèle d’autres trésors au sein de sa magnifique baie. En effet, on extrait une huile végétale tant de ses baies que de leurs graines.

L’argousier est une des rares plantes à contenir de l’huile aussi bien dans le noyau que dans la chair de son fruit.Il partage cette particularité avec l’olivier et l’avocatier.

Les noyaux sont séparés de la chair du fruit et légèrement écorchés afin de permettre à l’huile de s’écouler lors du pressage à froid. Pour extraire l’huile de la chair des baies d’argousier, il faut centrifuger le jus afin de faire tomber les morceaux de chair. Le jus reste au milieu et l’huile remonte à la surface!

L’huile extraite de la chair des baies contenant en plus une grande quantité de béta-carotène

L’huile extraite de la chair des baies contenant en plus une grande quantité de béta-carotène ( antioxydant naturel puissant)

L’huile d’argousier possède des vertus curatives particulières vis à vis de la peau, cela est notamment dû à sa forte teneur en acides gras (oméga 3 et oméga 6). L’huile extraite de la chair des baies contenant en plus une grande quantité de béta-carotène, qui lui donne sa couleur orangée. Le béta-carotène est un précurseur de la vitamine A dans le corps. Cette huile de chair contient de l’acide palmitoléique, qui lorsqu’il pénètre notre peau, protège des radicaux libres. Cet acide, présent dans le corps humain, joue un rôle important dans la formation cellulaire et dans le remplacement des cellules cutanées endommagées.

L’huile extraite des noyaux diffère de celle extraite de la chair. Elle est plus claire en raison d’une moindre teneur en caroténoïdes, mais elle contient par contre une forte proportion d’acides gras insaturés (acide linoléique par exemple) qui sont également présents dans nos cellules. Absorbés facilement par la peau, ces acides gras favorisent le renouvellement cellulaire, et stimulent ainsi l’amélioration de l’aspect des couches supérieures de la peau, le développement du manteau lipidique et la teneur en eau de la couche cornée.

A Tchernobyl, après la catastrophe nucléaire de 1986, une nouvelle propriété particulière de l’argousier a été découverte. Les médecins ont utilisé de l’huile d’argousier pour traiter les détériorations de la peau et des muqueuses des victimes de la catastrophe, car elle semblait protéger contre le rayonnement. De plus, après la catastrophe, l’argousier semble avoir été une des rares plantes de la région à na pas avoir été polluée par la radioactivité. C’est le béta-carotène présent dans l’huile de la chair qui offre cette protection, ce puissant anti-oxydant peut notamment absorber les rayons UV B. (source: voir Weleda).

On parle aussi souvent de ces propriétés sur certains types de maladies de peau : kératose pilaire, psoriasis, eczéma et surtout on a prouvé son excellente action sur l’ensemble des muqueuses du corps et sur tous les types de problèmes de sécheresse : cutanée, nasale, oculaire, buccale, vaginale, mais aussi sa protection sur les problèmes d’ulcères, en cas de radiothérapies, dans le soin des brûlures, dermatoses etc… Les recherches restent nombreuses, l’argousier, tant prisé des tibétains, n’a pas fini de nous surprendre.

Pour profiter au mieux de tous ses bienfaits sur la peau, il existe de plus en plus de produits à base d’argousier. J’ai choisi les produits Weleda pour leur sérieux (qualité biodynamique, le must!) et leur bon rapport qualité prix, et quelques autres produits. J’espère vous en proposer d’autres au fil du temps, avec toujours un label Bio et une garantie de teneur élevée en extraits actifs.

Vous trouverez au Chaudron Magique de l’Elixir d’argousier à boire pour retrouver force et résistance, mais aussi l’Huile de massage dynamisante à l’argousier, aux vertus purifiantes et curatives, qui soulagera les peaux irritées ou sèches, et aidera à se protéger des radicaux libres avec la provitamines A et la vitamine E.

Enfin le Lait corporel et la Douche à l’argousier, au parfum fruité d’orange, seront aussi nourrissants et protecteurs, améliorant l’élasticité de la peau et régulant sa teneur en lipide et en eau.

J’ai aussi de l’Huile sèche d’argousier bio Eumadis en 30 ml, sous label cosmébio, enrichie en huiles essentielles de bois de rose, ylang ylang et géranium, un véritable soin complet, pénétrant rapidement et comblant votre peau de ses bienfaits : lissant, raffermissant, nourrissant, stimulant la régénération de la peau et retardant son vieillissement!

Enfin de l’Huile pure de noyaux d’argousier Bio en 30 ml, à utiliser pure ou pour faire des préparations plus personnalisées (en mélange avec des huiles essentielles, en émulsion avec une eau florale…).


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Caractéristiques : Les baies d’argousier sont le symbole de la lumière aurorale dans les pays septentrionaux de l’Europe du Nord jusqu’à la Sibérie, on produit avec un jus EXCELLENT pour la santé

Fabrication
Ce jus est fabriqué à partir de fruits rigoureusement sélectionnés.
La technologie utilisée pour la fabrication permet de préserver la plus grande partie des éléments naturels des fruits.

Le jus d'argouse bio riche en vitamine

Le jus d’argouse bio riche en vitamine

Conseils d’utilisation
Diluer environ 70 ml de jus (1/3 de verre) dans de l’eau, mais pas dans de l’eau bouillante. À consommer une fois par jour.

Conservation
Conserver à l’abri de la lumière. Très important : il est indispensable, après ouverture, de garder la bouteille au frigidaire 10 jours max.

Propriétés de l’Argousier
– L’argousier est une plante très particulière dont les propriétés médicales ont été analysées et prouvées par de nombreux laboratoires.
– Le fruit de l’argousier est une véritable « bombe de vitamines » : très forte teneur en vitamines A, B, B1, B6, C, E, F, P, K ainsi qu’en pigments, flavonoïdes, caroténoïdes, fer, bore, manganèse.
– Il est exceptionnellement riche en vitamine C, avec une concentration 5 fois supérieure à celle du kiwi et 30 fois à celle de l’orange. En Asie, plus de 200 produits alimentaires ou médicinaux sont fabriqués à partir de l’argousier.
– Sa quantité de vitamine E est largement supérieure à celle de beaucoup d’autres fruits.
– La présence de coumarine agit contre les hémorragies.
– Il aide à la reconstitution des cellules et des tissus (peau, vaisseaux, cœur, etc.) et s’applique aussi en cas de brûlures et blessures cutanées.
– Rétablissement et résistance capillaire des micro-vaisseaux.
– Véritable source de jouvence du fait qu’il contient un alcaloïde de sérotonine, considéré comme une hormone de jeunesse… Il retarde le processus du vieillissement de l’organisme et aide à conserver ses capacités physiques et intellectuelles.
– Protège des rayonnements nuisibles et de l’action toxique de certains médicaments grâce à ses acides organiques.
– Il est aussi un vermifuge, antiscorbutique, antiseptique, tonique, astringent, antifatigue et antioxydant.
– Protection du foie et de l’estomac.
– Fatigue physique et intellectuelle, asthénie, stress, grippe, manque d’appétit.
– Anémie, avitaminose.
– Angines, bronchites.
– Affections de la vue.
– Inflammations diverses de la peau et des articulations.
– Traitement et prévention des ulcères d’estomac et du duodénum.
– Vers intestinaux
– Nausées, douleurs du ventre, pyrosis.
– Chute des cheveux.
– Coups de soleil.

Produit alimentaire naturel.


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L’argousier bio antioxydant puissant (Hippophae rhamnoides L.) est un arbuste décidu, rustique et dioïque qui appartient à la famille des Éléagnacées.

Ses fruits, des baies orangées qui s’installent en masses compactes sur les branches, comptent parmi les plus nutritifs et vitaminés de tout le règne végétal. Ils sont consommés depuis des siècles en Europe et en Asie d’où l’arbuste provient.

Les fruits, de même que les feuilles et les graines, sont très riches en vitamines C, E, A, B1, B2, F, K et P, en protéines (principalement globuline et albumine), en acides gras saturés (acides palmitique et palmitoléique) et insaturés (acides linolénique et linoléique), en acides aminés, en sucres et en hydrates de carbone. Son activité antioxydante est de 93,6%.

L’argousier porte ses premiers fruits vers l’âge de quatre ans. Un verger produit environ 10 tonnes de fruits, 165 kg de graines et 1,5 tonne de feuilles à l’hectare.

On le retrouve un peu partout au Québec: comme arbuste ornemental, dans les haies brise-vent ou en bordure des routes. Il est cultivé pour ses fruits en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. Il peut tolérer des températures de -43°C à + 40°C et il est considéré comme résistant à la sécheresse. Il développe rapidement un système racinaire extensif, ce qui en fait une plante idéale pour freiner l’érosion du sol. Il est utilisé fréquemment dans les terrains dégradés pour sa capacité à fixer l’azote atmosphérique et à conserver les autres éléments nutritifs essentiels.

La concentration en vitamine C de l'argousier est 30 fois supérieure à celle de l'orange

La concentration en vitamine C de l’argousier est 30 fois supérieure à celle de l’orange

Actuellement, l’argousier attire l’attention de nombreux chercheurs à travers le monde, incluant ceux de l’Amérique du Nord, principalement pour ses valeurs nutritives et médicinales. La concentration en vitamine C de ses fruits est 30 fois supérieure à celle de l’orange, 25 fois celle de la fraise et 5 fois celle du kiwi. Leur teneur en vitamine E excède celle du blé, du maïs et de la fève de soja. En Europe et en Asie, on utilise des préparations d’huile d’argousier dans les hôpitaux pour le traitement des brûlures, des plaies de lit et autres complications cutanées. Une dizaine de médicaments ont été conçus à partir des huiles et sont disponibles sous différentes formes (liquide, pastilles, liniments, suppositoires, aérosols, etc.). En usage interne, l’argousier est employé pour le traitement et la prévention des ulcères d’estomac et du duodénum, de l’hyperlipémie du sang, des maux d’yeux, de la gingivite et des maladies cardio-vasculaires comme l’hypertension artérielle et les maladies coronariennes.

En Europe, on trouve des jus, des gelées, des liqueurs, des bonbons, des tablettes de vitamine C et de la crème glacée à l’argousier. En Chine et en Russie, on retrouve aussi des huiles, des breuvages alcoolisées, du thé, des confitures, des colorants alimentaires ainsi que des shampooings anti-pellicules et contre la perte des cheveux. L’industrie des cosmétiques considère d’ailleurs que les huiles de l’argousier ont des propriétés uniques pour ralentir le vieillissement de la peau. Plusieurs crèmes faciales fabriquées en Europe et en Asie en contiennent. Le potentiel pour les applications cutanées telles que les masques, les lotions pour le corps, les crèmes solaires et les shampooings est considérable. L’industrie des nutraceutiques considère également avec un grand intérêt l’argousier. Le jus de l’argousier peut servir de supplément vitaminé dans les breuvages pour sportifs, les feuilles peuvent être transformées pour en faire des tisanes revigorantes et nutritives, les huiles peuvent entrer dans la composition d’aliments qui aident à prévenir les maladies cardio-vasculaires, etc.


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Les feuilles de l’argousier aussi appelé hippophae rhamnoides bio sont caduques, étroites et lancéolées sont argentées dessus et brunes en-dessous.

Arbuste
Nom allemand : Sanddorn
Nom anglais : seabuckthorn

C’est un arbuste épineux, dioïque, pouvant atteindre jusqu’à 3m de hauteur.

Les fleurs sont petites et verdâtres et apparaissent avant les feuilles. Les fruits sont de forme ovoïde, formés d’un akène entouré d’une partie charnue issue de la transformation du réceptacle floral. Ils sont de couleur jaune-orange, d’un diamètre de 3-6 mm et d’une longueur de 4-8 mm. Ils sont souvent disposés le long du tronc et des grandes tiges et protégés par des épines de plusieurs cm de longueur. Ce qui en rend la récolte assez difficile.

On trouve l’argousier dans toute l’Europe, au Proche-Orient, en Asie jusque dans les contreforts de l’Himalaya. De grandes cultures ont été établies en Amérique du Nord, surtout au Canada où les fruits sont particulièrement appréciés.

La plante est très résistante et pousse aussi bien dans les sols arides et rocailleux des montagnes qu’au bord de mer dans le sable, d’où son nom allemand Sanddorn et son nom anglais Seabuckthorn.

L'argousier bio une des meilleures sources naturelles de vitamine E

L’argousier bio une des meilleures sources naturelles de vitamine E

Constituants et propriétés médicinales

Le fruit de l’argousier est surtout connu par sa teneur très élevée en vitamine C qui est en moyenne de l’ordre de 500 à 1500 mg/100 g de fruits frais. Ce qui équivaut à environ 30 fois plus de vitamine C que dans l’orange et à environ 5 fois plus que dans le kiwi. Aucun fruit européen ne contient autant de vitamine C que la baie d’argousier. Sa teneur est du même ordre que celle de l’acérola ou Malpighia punicifolia L. (Malpighiaceae), un fruit à la mode importé de l’Amérique du Sud, surtout du Brésil, devenu très populaire en Europe. Le fruit contient aussi des vitamines du groupe B et passablement de vitamine E. On y trouve aussi des flavonoïdes aux propriétés anti-oxydantes, des acides organiques et beaucoup de caroténoïdes, responsables de la couleur des baies. Les pépins et la pulpe servent à préparer de l’huile d’argousier qui contient environ 12 % de graisses et jusqu’à 200 mg/100 g d’huile de vitamine E. De ce fait, cette huile est une des meilleures sources naturelles de vitamine E.

Elle est utilisée pour soigner des brûlures de la peau, notamment des coups de soleil. En 1986, des grands brûlés de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl ont été traités avec de l’huile d’argousier.

Les baies de l’argousier représentent une des plus importantes sources naturelles de vitamine C. Elles sont de ce fait indiquées pour la prévention et le traitement des refroidissements, contre l’anémie et la fatigue. L’apport nutritionnel recommandé en vitamine C est de l’ordre de 80-100 mg par jour, mais certains scientifiques considèrent qu’il devrait être d’au moins 200 mg pour assurer le maintien d’une santé optimale et la prévention de certaines maladies.

Il faut noter que la vitamine C est thermosensible et que lors de la préparation de confitures ou de gelées, une grande partie de celle-ci est détruite lors de la cuisson. Il vaut mieux préparer des jus à partir des baies fraîches, mais ces derniers ne se conservent que quelques jours au réfrigérateur. La congélation ne détruit pas les vitamines. Dès lors, après la récolte des fruits, il faut laver ces derniers à l’eau froide, les laisser sécher, puis les congeler. A consommer, surtout pendant l’hiver, une vingtaine de baies décongelées avec du yoghourt, par exemple, avec ou sans sucre. Les baies sont assez acides. On trouve en pharmacies et drogueries des baies d’argousier sous forme de sirops, d’extraits, de solutions buvables et de pastilles.

Le saviez-vous?

L’utilisation des baies de l’argousier remonte à l’Antiquité. Les Grecs l’utilisaient, entre autres, pour favoriser la prise de poids des chevaux et lustrer leur pelage. D’où son nom latin hippophae de hippo bio (cheval) et phaos (reluire). L’argousier est très utile pour lutter contre l’érosion des sols. A signaler qu’il existe de nombreuses variétés et sous-espèces qui se distinguent facilement par la taille et la forme des fruits.


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L’argousier (Hippophae rhamnoides L.) est une espèce remarquable qui provient d’Europe et d’Asie, où elle est connue et utilisée depuis des siècles.

Elle est mentionnée dans les écrits d’anciens érudits grecs comme Dioscoride et Theophraste. Dans la Grèce antique, l’argousier servait de remède pour les chevaux. Les feuilles et les jeunes rameaux étaient ajoutés à leurs fourrages pour favoriser une prise de poids rapide et rendre le pelage lustré, d’où le nom scientifique Hippophae de l’argousier, qui signifie « cheval » et « briller » (Rongsen, 1992).

Au cours de la dernière décennie, on a constaté un véritable engouement pour l’argousier, dont la domestication a été entreprise dans divers pays. Nombre de chercheurs d’Asie, d’Europe et, plus récemment, d’Amérique du Nord, s’intéressent au riche potentiel de cette espèce. La publication chinoise Hippophae a été lancée en 1988. En 1989, s’est tenu à Xian, en Chine, le premier symposium international sur l’argousier, suivi d’un deuxième, en 1993, à Novosibirsk en Sibérie. La Chine prévoyait également de tenir un atelier international sur l’argousier à Beijing, en décembre 1995.

La valeur nutritive et médicinale de l’argousier est encore peu connue en Amérique du Nord, alors que ses propriétés sont reconnues et exploitées depuis des siècles en Eurasie. La valeur médicinale de cette espèce est mentionnée dans un ouvrage médical tibétain (‘rGyud Bzi ) du huitième siècle (Li and Guo, 1989). D’innombrables récits expliquent les extraordinaires propriétés vivifiantes et nutritives de l’argousier. Selon les récits folkloriques et les rapports scientifiques, l’argousier est devenu un important produit médicinal et nutritif, en particulier en Russie, où on l’appelle « ananas de Sibérie » en raison de ses qualités gustatives et de l’abondance de son jus.

Une industrie de l’argousier s’est développée en Russie depuis les années 1940, lorsque des scientifiques ont commencé à étudier l’activité biologique de certaines substances produites dans les fruits, les feuilles et l’écorce de cet arbuste. La première usine de transformation des produits de L’argousier a vu le jour à Bisk. Ces produits étaient utilisés dans l’alimentation des cosmonautes russes ainsi que dans des crèmes offrant une protection contre les rayons cosmiques. La culture fruitière de l’argousier est assez récente en Chine, même si les utilisations traditionnelles dans ce pays remontent à des centaines et des centaines d’années. La recherche et l’établissement de plantations y ont été entrepris dans les années 1980, et plus de 300 000 hectares ont été mis en culture depuis 1982. De plus, on a établi 150 usines de transformation, où se fabriquent plus de 200 produits. Les boissons pour sportifs à base d’argousier « Shawikang » et « Jianibao » avaient été choisies comme boissons officielles pour les athlètes chinois qui ont participé aux Jeux olympiques de Séoul (Rongsen, 1992).

Les débouchés potentiels pour les produits de l’argousier sur les marchés nord-américains sont encore inexploités. Les conditions du climat et du sol en Saskatchewan sont parfaitement adaptées à la production de fruits de grande qualité. Le présent document contient des renseignements sur les utilisations et la valeur de l’argousier, ainsi qu’une étude du potentiel d’établissement d’industries de la production et de la transformation de l’argousier en Saskatchewan. L’information présentée est tirée d’une analyse documentaire approfondie et de discussions tenues avec les personnes actuellement impliquées dans l’industrie de l’argousier.

Biologie et diversité génétique

Le genre Hippophae appartient à la famille des éléagnacées. Selon des études taxonomiques récentes, il comprend cinq espèces, dont H. rhamnoides, elle-même constituée de huit sous-espèces (Rousi, 1971; Lian, 1988). L’aire de répartition du genre Hippophae s’étend entre 27° et 69° de latitude N et entre 7° de longitude O et 122° de longitude E (Rousi, 1971; Pan et al., 1989; Yu et al., 1989). Toutefois, parmi les cinq espèces du genre Hippophae, seule H. rhamnoides a une aire de répartition extrêmement étendue en Eurasie, couvrant la Chine, la Mongolie, la Russie, le Kazakstan, la Turquie, la Roumanie, la Suisse, la France, la Grande-Bretagne, la Norvège, la Suède et la Finlande. L’espèce croît sur les sommets et les flancs des collines, dans les vallées, dans les lits des cours d’eau, le long des côtes et dans les îles marines, en petits peuplements isolés, en peuplements purs couvrant de grandes superficies continues ou en peuplements mixtes, avec d’autres espèces d’arbustes et d’arbres (Yao, 1994). Les autres espèces appartenant au genre Hippophae ont une aire de répartition plus restreinte et se trouvent seulement en Chine et dans quelques pays limitrophes, le long de la chaîne de l’Himalaya (Rousi, 1971; Liu and He, 1978; Lian, 1988; Yu et al. 1989).

H. rhamnoides est généralement un arbuste ou un petit arbre de trois ou quatre mètres de hauteur. Il prend une forme arborescente lorsque seuls les bourgeons situés dans les parties supérieures de la plante germent et produisent des bourgeons latéraux. L’espèce est dioïque, c’est à dire qu’elle produit des fleurs mâles et des fleurs femelles sur des arbres distincts. C’est le vent qui assure la pollinisation. Les bourgeons floraux se différencient durant la saison de croissance précédente, si bien que la quantité de fruits produits dans une année donnée est influencée par les conditions de croissance au cours de l’année précédente. Les fruits se forment en masses très compactes sur des rameaux de deux ans (figure 1). L’argousier se multiplie facilement par semis ou par bouturage. Il tolère des conditions de croissance variables, qui vont d’arides à très humides, ainsi que des hivers froids. Même s’il préfère les sols sableux et neutres, l’argousier peut survivre dans des sols de pH variant de 5 à 9 (Schroeder, 1995) et il peut même croître dans des sols inondés par l’eau de mer. Il s’agit d’une espèce pionnière qui est souvent la première à coloniser les clairières, que ce soit sur des terres abandonnées ou incultes ou sur des îles rocheuses (Rousi, 1965; Yao and Zhu, 1985; Salo, 1989; Yiao, 1994). C’est une plante de plein soleil qui ne tolère pas l’ombre, souffrant même sous un couvert végétal épars. À l’instar de nombreux autres membres de la famille des éléagnacées, l’argousier a la capacité de fixer l’azote de l’air.

La diversité génétique est à la base de l’adaptation, de l’évolution et de la sélection des végétaux. L’argousier a une morphologie extrêmement variable, sa taille pouvant aller de quelque 50 cm et à plus de 20 m (Rousi, 1971; Yu et al., 1989; Yao and Tigerstedt, 1994). Des études phénologiques montrent une variation clinale très claire dans le rythme de croissance, la rusticité et la taille en fonction de la répartition géographique, c’est à dire qu’à des latitudes élevées, les saisons de végétation sont plus courtes et les plantes, moins hautes (Yao and Tigerstedt, 1995).

Les baies d’argousier peuvent être jaunes, orange ou rouges et de formes différentes : sphères aplaties, cylindriques, ovales, elliptiques ou variables. Dans la population naturelle, leur poids varie entre 4 et 60 g/100 baies selon le génotype, certains cultivars russes pesant même plus de 60 g/100 baies (Yao, 1994). Les choix de couleurs, de formes et de tailles qui s’offrent contribuent à accroître la valeur ornementale des plants. L’argousier est généralement pourvu d’épines latérales et terminales plus ou moins pointues, dont la densité et la forme varient considérablement au sein de populations naturelles. Des variétés sans épines ou presque sans épines ont été crées en Russie, en Mongolie et en Allemagne.

Des études réalisées à l’aide d’isoenzymes ont révélé une grande diversité génétique au niveau des espèces, des sous-espèces et des populations (Yao and Tigerstedt, 1993). Une analyse biochimique des baies de l’argousier indique qu’il existe aussi de grandes variations dans la teneur en vitamine C, en carotène, en flavonoïdes et en vitamine E entre les différents génotypes et les populations. La diversité génétique de l’argousier offre beaucoup de possibilités de croisements et de sélection, tandis que la variation clinale du taux de croissance, de la taille et de la rusticité peut servir de guide pour le transfert de semences et de plants ainsi que pour l’introduction de plants. Les phytogénéticiens peuvent utiliser cette information pour concevoir leurs propres programmes d’amélioration génétique, à la recherche du type idéal posséddant des caractères particuliers en ce qui a trait à la période de croissance, au nombre de jours jusqu’à la maturité et à la hauteur des plants pour une région donnée ou pour une technologie de culture donnée (Yao, 1994).

Composition chimique et valeur nutritive

Les fruits de l’argousier sont parmi les plus nutritifs et les plus riches en vitamines dans tout le règne végétal. Leur teneur en vitamine C varie de 360 mg/100 g de baies pour la sous-espèce européenne rhamnoides (Rousi and Aulin, 1977; Plekhanova, 1988; Wahlberg and Jeppsson, 1990, 1992; Yao et al., 1992) à 2 500 mg/100 g de baies pour la sous-espèce chinoise sinensis (Yang et al., 1988, Zhao et al., 1991; Yao and Tigerstedt, 1994). La teneur en carotène varie de 30 à 40 mg/100 g de baies (Bernath and Foldesi, 1992; Wolf and Wegert, 1993). La teneur en vitamine E peut atteindre 160 mg/100 g de baies (Zhang et al., 1989, Ma and Cui, 1989; Eliseev, 1989; Wahlberg et Jeppsson, 1990, 1992). Le fruit est également riche en flavonoïdes (vitamine P) antioxydant naturel puissant et contient des quantités appréciables de vitamines hydrosolubles et liposolubles (Zhang et al., 1989; Solonenko and Shishkina, 1989; Schapiro, 1989).

Les baies de l’argousier renferment jusqu’à 13 % de sucres solubles, composés principalement de glucose, de fructose et de xylose, ainsi que 3,9 % d’acides organiques, surtout l’acide malique et l’acide succinique (Ma and Cui, 1989). Elles sont également riches en protéines et en acides aminés. On a en effet trouvé 18 acides aminés dans les fruits (Zhang et al., 1989; Mironov, 1989) et pas moins de 24 éléments chimiques dans le jus : azote, phosphore, fer, manganèse, bore, calcium, aluminium, silicium et autres (Wolf and Wegert, 1993; Zhang et al., 1989; Tong et al., 1989).

Le jus et les graines renferment entre 2 et 8 % d’huile. L’huile du jus et de la pulpe est très riche en acides palmitique et palmitoléique (C16:0 et C16 :1), tandis que l’huile des graines contient des acides gras non saturés C18 (linoléique et linolénique). L’huile des graines et du jus contient également de la vitamine E et des carotènes (Bernath and Foldesi, 1992; Ma and Cui, 1989). Les acides gras présents dans les fruits, la pulpe et les graines qui ont été décrits par Ma and Cui (1989) sont présentés à la figure 2. Par ailleurs, les baies, les feuilles et l’écorce de l’argousier renferment de nombreux composés chimiques bioactifs dont le sitostérol et le tocophérol (Mironov, 1989).

Récolte dans les cultures d'argouses biologiques

Récolte dans les cultures d’argouses biologiques

Usages médicinaux

Les usages médicinaux de l’argousier sont bien connus en Asie et en Europe. Des recherches sur les usages médicinaux modernes ont été entreprises en Russie au cours des années 1950 (Gurevich, 1956; Akulinin, 1958). Des préparations d’huile d’argousier sont recommandées pour usage externe en cas de brûlures, de plaies de lit et d’autres irritations de la peau causées par l’alitement ou par les traitements aux rayons-X ou aux rayons ionisants (Zhang et al., 1988; Pentagova, 1983). En usage interne, l’argousier sert au traitement d’ulcères de l’estomac et du duodénum (Pentegova, 1983). Au Royaume-Uni et en Europe, les produits de l’argousier sont utilisés en aromathérapie (C. Wells, pers. com.). Selon les résultats de recherches menées vers la fin des années 1950 et au début des années 1960, la 5-hydroxytryptamine (hippophan) isolée de l’écorce de l’argousier a contribué à inhiber la croissance de tumeurs (Pukhalsskaia, 1958; Sokoloff et al., 1961). Plus récemment en Chine, des études cliniques sur les fonctions antitumorales des huiles d’argousier ont donné des résultats positifs (Zhang et al., 1989). L’huile et le jus de l’argousier ainsi que des extraits d’huile, de jus, de feuilles et d’écorce ont été utilisés avec succès pour le traitement de taux élevés de lipides dans le sang, certaines maladies des yeux, la gingivite et des maladies cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle et certaines coronopathies (Zhang et al., 1989; Wang, 1979; Liu et al., 1980; Ge et al., 1985). En 1977, l’argousier a été officiellement incorporé à la pharmacopée chinoise (Xu, 1994).

Produits de l’argousier

Depuis la découverte de la valeur nutritive de l’argousier, des centaines de produits et d’extraits ont été élaborés à partir des baies, des huiles, des feuilles et de l’écorce de cette plante. En Europe, on peut facilement trouver sur le marché des produits de l’argousier tels que jus, gelées, alcools, bonbons, comprimés de vitamine C et crèmes glacées (Bernáth and Földesi, 1992; Wolf and Wegert, 1993; Morzewski and Bakowska, 1960). L’argousier est également utilisé en Europe de l’Est comme colorant alimentaire et comme teinture pour les tissus (H. Albrecht, pers. com.). Parmi les autres exemples de produits commerciaux, mentionnons le Biodoat, vendu en Autriche, l’Éxsativa, un supplément vitaminique vendu en Suisse, le sirop à l’argousier (France), des alcools (Finlande) et l’Homoktovis Nektar, un produit à base de jus de pomme vendu en Hongrie. Des confitures et des gelées d’argousier sont produites à petite échelle en Saskatchewan (PFRA, 1992). La plupart de ces produits sont fabriqués et utilisés par des particuliers. Un établissement de produits de gastronomie de la Saskatchewan réalise des essais de commercialisation de gelée d’argousier (Bep Hamer, pers. com.).

À l’heure actuelle, les plus gros producteurs et consommateurs de produits de l’argousier sont la Chine, la Russie et la Mongolie. On trouve en effet dans ces pays de grandes usines de transformation, où sont élaborés une multitude de produits : huiles, jus, boissons alcoolisées, bonbons, crème glacée, thé, confitures, biscuits, comprimés de vitamine C, colorants alimentaires, médicaments, cosmétiques, shampooings, etc. (Lirkina and Shishkina, 1976; Pan et al., 1989; Huang et al., 1990; Wu, 1991; Niu, 1991).

En Russie, les plus importants produits de l’argousier sont les huiles et les extraits d’huiles, traités et vendus en tant qu’huiles essentielles pour divers usages médicinaux et thérapeutiques. Les boissons aux fruits ont été parmi les premiers produits de l’argousier élaborés en Chine, où il y a une forte demande et un accueil très favorable des consommateurs pour ces boissons. Elles ont vite acquis une grande popularité, à la fois pour leur goût et pour leur valeur nutritive, qui accroît la vitalité et l’endurance. Les jus à base d’argousier ont aussi la faveur des consommateurs allemands et scandinaves (H. Albrecht, pers. com.).

En Russie et en Chine, on utilise également l’argousier dans les cosmétiques. En Russie, les baies entrent dans la fabrication de produits cosmétiques faits à la maison. Les recettes de produits pour hydrater la peau et lutter contre les pellicules et la perte des cheveux y sont très bien connues et utilisées (Pashina, 1993). Les huiles d’argousier renferment un pourcentage élevé d’acide palmitoléique. Cet, acide aminé rare est un constituant des lipides de la peau qui favorise le renforcement des tissus cellulaires et la cicatrisation. L’industrie des cosmétiques reconnaît les propriétés exceptionnelles des huiles d’argousier pour lutter contre le vieillissement. Ces huiles deviennent des composants importants de nombreuses crèmes pour le visage fabriquées en Asie et en Europe. De plus, leur capacité modérée à absorber les rayons UVB fait de ces huiles de bonnes candidates pour la fabrication d’écrans solaires et de produits de bronzage. Les huiles d’argousier ont énormément de potentiel pour des applications dermatologiques, comme ingrédients dans les masques faciaux, les lotions pour le corps, les crèmes solaires et les shampooings. Des recherches cliniques et des activités de développement sont en cours en Europe et au Canada (C. Wells, pers. com.).

Valeur environnementale

L’argousier est une plante d’ornement attrayante avec ses baies de couleur orange vif et ses feuilles gris argenté. Les fruits, qui persistent tout l’hiver, ornent le jardin au cours de la saison froide. On l’utilise comme plante de jardin dans de nombreux pays européens ainsi que dans les Prairies canadiennes. Selon diverses observations et enquêtes, l’argousier attire de nombreux oiseaux et animaux qui s’en servent comme nourriture et comme refuge (Ma and Sum, 1986; PFRA, 1988; Salo, 1989). Dans les Prairies canadiennes, l’argousier constitue un habitat précieux pour le tétras à queue fine, la perdrix de Hongrie et le faisan (Schroeder, 1995).

Grâce à sa grande capacité d’adaptation, à sa croissance rapide, à son aptitude au recépage et au drageonnement, et à son pouvoir de fixation de l’azote, l’argousier a une grande valeur pour la conservation et l’amélioration des sols ainsi que pour la remise en culture de terres marginales. Des études ont démontré qu’en peuplements mélangés, l’argousier favorise la croissance des peupliers, des pins et d’autres espèces (Lei et al., 1983; Bai, 1984; Shi et al., 1987). Entre 1950 et 1985, l’argousier a été planté sur plus de 200 000 ha de terres en Chine pour favoriser la conservation des sols et de l’eau, ainsi que pour produire du bois de feu. Au Canada, en Hongrie, en Russie, en Roumanie et en Allemagne, l’argousier a servi à la bonification de terres incultes ou à la remise en état de zones d’exploitation minière.

Au Canada, l’argousier s’utilise pour améliorer l’habitat faunique, protéger les bâtiments et les terres agricoles, lutter contre l’érosion des sols, stabiliser les berges et remettre en état les zones d’exploitation minière (Schroeder, 1990). À Indian Head, le Centre des brise-vent des Prairies de l’ARAP pratique la culture de l’argousier depuis de nombreuses années. Plus d’un million de jeunes sujets ont été plantés dans les Prairies depuis 1982 (figure 3). Dans les plantations, on trouve des argousiers sous forme d’arbustes ou de petits arbres. L’argousier est l’une des espèces ligneuses les plus rustiques et les plus fiables utilisées dans les programmes de conservation des Prairies (Schroeder, 1988).

La plantation d’arbres est un volet important des programmes d’amélioration de l’habitat faunique dans les Prairies canadiennes (PFRA, 1988). Elle procure à la faune une alimentation appréciable ainsi que des abris contre le froid et les dangers. Les types de plantations sont la plantation en rangs multiples, qui joue le rôle de brise-vent en bordure des champs, l’extension de bosquets existants ou la plantation par bouquets. Un bon exemple d’utilisation massive de l’argousier pour la préservation de la faune est le projet de mise en valeur des espèces sauvages dans les environs d’Estevan en Saskatchewan. Amorcé en 1989, ce projet prévoit la végétalisation de 5 000 acres de terres agricoles à l’aide de graminées, d’arbres et d’arbustes. Au total, 50 000 argousiers ont été plantés dans le cadre du projet. À Rafferty, le nombre de sujets s’est considérablement accru par drageonnement. Il s’agit là du plus important peuplement d’argousier en Amérique du Nord. Les populations d’animaux sauvages, en particulier celles du gibier à plumes et des oiseaux chanteurs, se sont accrues de façon considérable depuis le lancement du projet de mise en valeur. Les oiseaux chanteurs privilégient l’argousier pour la construction de leurs nids, tandis que le gibier à plume des hautes terres y trouve un excellent refuge.

Les haies brise-vent constituent un élément important de l’agriculture dans les Prairies canadiennes. Ces rideaux à rangs multiples modifient le climat autour des bâtiments de ferme, réduisent les dépenses de chauffage, atténuent le bruit, filtrent les polluants et attirent des espèces animales bénéfiques. L’argousier est planté dans le rang extérieur des haies brise-vent implantées autour des exploitations. En hiver, l’espèce retient bien la neige, attire les animaux et offre une bonne source de fruits pour la fabrication de confitures et de gelées. En 1995, 59 000 argousiers ont été plantés dans des haies brise-vent autour d’exploitations, soit l’équivalent d’un rang unique d’une longueur de 70 kilomètres.

Dans les Prairies canadiennes, quelque 1 000 kilomètres de haies brise-vent sont implantées chaque année pour prévenir l’érosion des sols et modifier le microclimat. Ces brise-vent protègent le sol et augmentent le rendement des cultures. L’argousier est l’une des espèces utilisées dans le rang extérieur des brise-vent à rangs multiples ainsi que dans les brise-vent à rang simple. L’argousier fournit un habitat précieux pour les espèces sauvages et une protection contre l’érosion des sols. En 1995, 78 000 argousiers ont été plantés dans des haies brise-vent à rangs simples et à rangs multiples, soit l’équivalent d’un rang d’arbres d’une longueur de 94 kilomètres.

Faisabilité de la culture de l’argousier en Saskatchewan
L’argousier est bien adapté aux conditions des Prairies canadiennes. On l’utilise depuis de nombreuses années dans les haies brise-vent et comme plante d’ornement. Selon les résultats de recherches menées sur les plantations d’argousier en Saskatchewan, l’espèce peut potentiellement se prêter à la culture commerciale. La récolte fruitière de l’argousier dans les brise-vent varie de bonne à excellente, certains plants produisant de 5 à 7 kilogrammes de baies par an, ce qui correspond à 4 à 5 tonnes par hectare. En Saskatchewan, on estime à plus de 250 000 le nombre d’argousiers qui produisent une récolte, laquelle peut potentiellement atteindre 750 000 kilogrammes de fruits par an. Les plantations sont constituées en moyenne de 150 à 300 arbres, utilisés surtout pour la protection des exploitations agricoles, la lutte contre l’érosion des sols et la protection des habitats fauniques. La plus importante plantation est située près d’Estevan. Elle comprend environ 25 000 argousiers qui produisent une récolte de baies. Il n’existe pas pour l’instant de vergers commerciaux d’argousiers dans les Prairies.

Une analyse des coûts de production a été réalisée pour une plantation d’argousiers de 10 acres. Cette analyse était fondée sur un rendement potentiel de six kilogrammes de baies par arbre, des techniques de récolte manuelles et l’absence d’irrigation. Selon ces hypothèses, les coûts de production s’élèveraient à 1,05 $/lb au bout de sept ans, une fois la production stabilisée. Ces coûts se comparent avantageusement avec ceux déclarés (1,42 $/lb) pour la production de baies d’amélanche récoltées à la main. La différence de coût tient au fait que l’argousier a des rendements beaucoup plus élevés que l’amélanchier et qu’il requiert moins d’intrants (aucune irrigation). Le premier facteur de coût dans la production fruitière est la récolte manuelle, évaluée à 0,75 $/lb.

Plusieurs entreprises canadiennes et internationales ont exprimé un intérêt pour la production et la transformation de l’argousier en Saskatchewan. On estime à 10 000 kg par an la demande potentielle d’huiles transformées d’argousier en Amérique du Nord, ce qui équivaudrait à une récolte annuelle d’environ 1,5 millions de kilogrammes de fruits. Des essais de mise en marché de gelée d’argousier en Saskatchewan ont créé une demande intéressante pour ce produit, surtout lorsqu’on en faisait valoir les qualités nutritives. L’étude de marché pour la culture spéciale de petits fruits, qui a été commandée par le Programme agricole des autochtones de la Saskatchewan (SIAP), évaluait le marché potentiel des produits de l’argousier (SIAP, 1994). Le rapport estime la demande européenne à 75 000 kg de fruits. L’étude conclut que le marché européen offre un potentiel intéressant à long terme en raison de problèmes d’approvisionnement et de qualité en Europe. Les responsables du SIAP signalent que la demande actuelle de produits d’argousier surpasse l’offre.

L’entreprise Canada Sea-Buckthorn Ltd. a réalisé une étude de faisabilité de la culture de l’argousier sur 200 acres de terres en Saskatchewan (C. McLoughlin, pers. com.). Selon les résultats de l’analyse du marché, il y aurait lieu de mettre l’accent sur des produits de transformation comme les boissons pour sportifs fabriquées avec le jus des fruits, de tisanes faites à partir des feuilles et d’huiles essentielles extraites de produits résiduels, comme les graines et la pulpe des fruits. Essentially Oils Ltd., une entreprise du Royaume-Uni qui vend ses produits sur le marché européen, s’est dite intéressée à étendre son programme de commercialisation des huiles essentielles au marché nord-américain (C. Wells, pers. com.). Essentially Oils Ltd. obtient actuellement un prix de 200 $/kg sur les marchés pour l’huile d’argousier qu’elle distribue. La recherche menée par l’entreprise montre un excellent potentiel de croissance pour le secteur dans la création de produits cosmétiques et de soins pour les animaux de compagnie.

De nombreux facteurs favorisent l’établissement d’une industrie de la production et de la transformation de l’argousier en Saskatchewan : sols et conditions climatiques propices à la production de fruits de bonne qualité et riches en éléments nutritifs, disponibilité de terres à des coûts raisonnables pour l’établissement de vergers, accessibilité à des sources d’eau potable pour la transformation, présence d’installations, disponibilité d’une expertise dans l’extraction des huiles et les technologies de transformation (usine pilote en Saskatchewan) et engagement du gouvernement, des producteurs et de l’industrie à établir des entreprises à valeur à joutée diversifiées.

Des contraintes immédiates devront être surmontées avant qu’on ne puisse établir des industries de la production et de la transformation viables en Saskatchewan. En effet, en Europe de l’Est, en Russie et en Asie, les technologies de production s’appuient sur un large bassin de main-d’œuvre bon marché. L’industrie saskatchewannaise devra donc se doter de méthodes de gestion et de récolte efficaces et rentables pour assurer sa compétitivité. Aucune variété améliorée n’a encore été créée pour les conditions de cette province. Il faut entreprendre un programme d’amélioration axé sur les rendements, la production de variétés sans épines, les teneurs en nutriants et en huiles, et l’aptitude à la récolte. Dans l’immédiat, l’approvisionnement en baies d’argousier pour la transformation devra provenir des haies brise-vent et des plantations établies pour la faune. Comme ces plantations sont réparties sur tout le territoire de la province, il faudra beaucoup d’efforts pour coordonner la cueillette des fruits à grande échelle jusqu’à ce que les vergers deviennent productifs. Il faudra travailler au développement de produits : jus, boissons pour sportifs, gelées et autres, et procéder ensuite à des essais de commercialisation. Quels que soient les produits développés, il y aura lieu d’en faire valoir les qualités nutritives et les effets bénéfiques pour la santé.

Les Nord-Américains ont toujours eu une certaine méfiance à l’égard de la médecine traditionnelle et des remèdes naturels pour le traitement des maladies. Toutefois, on assiste à un changement d’attitude et à une acceptation croissante de la médecine traditionnelle. Si des essais cliniques peuvent démontrer l’efficacité de remèdes populaires, l’acceptation du public ne devrait pas poser de difficulté. Il conviendrait cependant de mener des études cliniques en Amérique du Nord pour confirmer les propriétés médicinales et nutritionnelles de l’argousier.

Conclusion

L’argousier est source de nombreux produits aux propriétés exceptionnelles très appréciés des Eurasiens mais encore relativement peu connus des Nord-Américains. De plus en plus de produits végétaux spéciaux et exotiques gagnent la faveur de ces derniers, en particulier les produits dont on a pu démontrer les qualités nutritives et les bienfaits pour la santé. L’industrie privée, à l’extérieur de la Saskatchewan et de l’Amérique du Nord, s’est montrée fort intéressée au développement d’une industrie de l’argousier en Saskatchewan, laquelle est promise à un bel avenir. Le contexte offre d’excellentes possibilités de création d’un marché nord-américain pour les produits de l’argousier et d’exportation vers l’Europe et l’Asie, où la demande actuelle pour ces produits surpasse l’offre. La Saskatchewan a une occasion exceptionnelle de devenir un chef de file nord-américain dans la production et la transformation de l’argousier.


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Véritable soin intensif, cette huile corporelle régénère et protège la peau, préservant ainsi sa vitalité. Sa formule naturelle stimule les fonctions vitales de l’épiderme et favorise la restauration du film hydrolipidique protecteur.

La précieuse huile des baies d’argousier récoltées en Toscane regorge de vitamines et d’acides gras essentiels, soutenant la régénération cutanée. L’huile de sésame légère et nourrissante complète idéalement cette action.
Son parfum frais et fruité, provenant des huiles essentielles de mandarine, d’orange et de pamplemousse, procure une sensation immédiate de bien-être et exerce un effet tonifiant.
Utilisée en soin quotidien ou en massage, l’Huile dynamisante à l’Argousier permet à la peau de garder naturellement vitalité, douceur et souplesse.
Sa couleur orange est due à la présence de provitamine A (béta-carotène) dans la pulpe d’argousier.

Huile d'argousier biologique

Huile d’argousier biologique

Utilisation : Comment appliquer l’Huile dynamisante à l’Argousier ?
Pour faciliter sa pénétration dans la peau, il est bon de l’appliquer en petites quantités après la douche ou le bain, sur un épiderme encore légèrement humide (après s’être tamponné avec une serviette éponge).
On n’applique que la quantité d’huile que la peau peut absorber. Quelques gouttes dans le creux d’une main suffisent : on frotte les deux paumes l’une contre l’autre et on répartit sur la peau en massant pour faire pénétrer (en insistant davantage sur les zones les plus sèches). Appliquée de cette manière, l’huile ne laisse qu’un très mince film protecteur sur la peau, qu’il lisse et satine, sans effet de « gras ». Contenance 100 millilitres.

Composition : Huile de sésame, Huiles de graine de baie d’argousier riche en acides gras essentiels, Huile de pulpe de baie d’argousier riche en provitamine A (béta-carotène) et vitamine E, Huiles essentielles dont mandarine, pamplemousse et orange.