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Parties utilisées : les baies, dont on tire du jus et des extraits huileux; les graines, pressées à froid pour en extraire l’huile; les feuilles et l’écorce, dont on tire des extraits.

Noms communs : argousier, saule épineux, olivier de Sibérie, faux-nerprun, ananas de Sibérie.
Nom botanique : Hippophae rhamnoides, famille des éléagnacées.
Nom anglais : Sea buckthorn.
Nom chinois : Star-bu (nom tibétain).
Habitat et origine : Cet arbuste dépasse rarement 3 à 4 mètres de haut, mais certaines variétés peuvent atteindre 20 mètres. L’argousier est originaire d’Europe et des régions montagneuses et tempérées de l’Eurasie. En Asie, l’argousier est très répandu en Chine et dans les régions de l’Himalaya. On le trouve aussi en Russie, en Mongolie et jusque dans les pays scandinaves. Il est cultivé au Canada et en Chine, notamment pour prévenir l’érosion des sols. Au Québec, une petite population d’argousier semble s’être naturalisée dans la région de Malartic (Abitibi) où les dépôts miniers sont propices à sa croissance.

Indications

Traiter les brûlures, les affections et les blessures cutanées (usage externe).
En médecine traditionnelle asiatique – traiter les troubles digestifs, cardiovasculaires et des voies respiratoires ainsi que diverses affections de la peau et des muqueuses (usage interne).

Posologie de l’argousier

Les données scientifiques et cliniques sont insuffisantes pour suggérer un dosage. L’argousier est offert sous plusieurs formes (jus, capsules, extraits, miel, gelée, etc.) et son huile, incorporée dans des pommades et des onguents, est utilisée en application externe.

L'agousier utilisé pour traiter certains troubles cardiovasculaires

L’agousier utilisé pour traiter certains troubles cardiovasculaires

Historique de l’argousier

L’utilisation médicinale des baies d’argousier remonte à l’Antiquité. Les Grecs l’utilisaient pour accélérer la prise de poids des chevaux et lustrer leur pelage, d’où son nom latin hippophae, qui signifie « cheval » et « briller ».

En Médecine traditionnelle chinoise (MTC), japonaise ou tibétaine, de même qu’en médecine ayurvédique (Inde), on emploie encore beaucoup l’argousier, notamment comme tonique, et pour soigner toutes sortes d’affections de la peau et des muqueuses. En association avec d’autres plantes, il est également utilisé pour traiter certains troubles cardiovasculaires (notamment les troubles de l’agrégation plaquettaire), les troubles digestifs, l’indigestion, les inflammations des poumons et les menstruations irrégulières ou douloureuses. Pratiquement toutes les parties de l’argousier sont employées en médecine traditionnelle : outre les baies et les graines, on prépare également des extraits de feuilles et d’écorce.

La Chine compte 300 000 hectares de vergers et 150 usines de transformation. Dans ce pays, plus de 200 produits différents sont fabriqués à partir de l’argousier. En Europe, plusieurs denrées alimentaires en contiennent (jus, confitures, suppléments vitaminiques, boissons alcoolisées, aliments pour le bétail, etc.) de même que plusieurs produits pharmaceutiques (suppositoires, pommades, etc.). Lors des Jeux olympiques de Séoul, 2 boissons à base d’argousier (Shawikang et Jianibao) avaient été approuvées comme boissons officielles pour les athlètes chinois.

L’ananas de Sibérie

Dans les pays de l’ex-Union soviétique, l’argousier est d’abord un aliment. On l’y appelle « ananas de Sibérie » en raison de la saveur de ses baies juteuses. Elles sont très riches en vitamine C (de 100 mg à 300 mg en moyenne par 100 g de baies, et jusqu’à 600 mg/100 g pour certaines espèces), en vitamine E et en caroténoïdes (bêta-carotène et lycopène notamment). Les cosmonautes russes prenaient régulièrement du miel d’argousier pour préserver leur bonne forme physique.

Les fruits de l’argousier contiennent également plus de 18 acides aminés, des acides gras essentiels divers, des phytostérols ainsi que plusieurs minéraux et oligo-éléments (azote, phosphore, fer, manganèse, bore, calcium, etc.). On en extrait le jus, mais on les emploie surtout pour confectionner des compotes, confitures et gelées diverses.

À l’heure actuelle, l’argousier est un ingrédient de crèmes destinées à soigner les brûlures, les plaies de lit (escarres) et les brûlures causées par des radiations. L’huile d’argousier, tirée de la pulpe des fruits et des graines, est employée pour la confection de produits cosmétiques, car elle a la réputation de régénérer la peau et de retarder l’apparition des rides.

Au Canada, l’argousier est utilisé depuis longtemps dans les Prairies comme haie et brise-vent. Plusieurs projets de culture de l’argousier sont à l’étude au Canada et au Québec afin d’exploiter le potentiel commercial de l’utilisation alimentaire et médicinale de cette plante. Les premières plantations commerciales datent des années 1995.

Recherches sur l’argousier

La recherche sur l’argousier et ses produits dérivés en est encore à ses premiers pas : elle est constituée principalement d’essai in vitro et sur des animaux. Les études cliniques sont très peu nombreuses. En général, les chercheurs attribuent les propriétés thérapeutiques de cette plante aux antioxydants et aux acides gras qu’elle renferme.

Traditionnellement, on considère l’argousier comme un tonique général de l’organisme. C’est ce qu’on appelle aussi un adaptogène, c’est-à-dire une substance qui accroît, de manière générale et non spécifique, la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’affectent.

Brûlures et blessures cutanées (usage externe). Quelques essais sur les animaux ont donné de bons résultats pour accélérer la guérison de blessures et de brûlures. Chez les humains, on dispose d’un seul essai clinique : de l’huile tirée des baies de l’argousier s’est avérée plus efficace qu’un pansement à la gelée de pétrole pour soulager la douleur et aider à la guérison des brûlures de patients chinois.

Eczéma (usage interne et externe). Quelques essais cliniques non publiés ont donné des résultats prometteurs auprès de patients ayant pris, par voie orale, des extraits huileux de baies et de graines d’argousier. Au cours d’une étude menée en Finlande, des capsules d’huile de graines d’argousier ont légèrement soulagé les symptômes des sujets souffrant de dermatite atopique. L’application d’une crème à base d’argousier n’a cependant pas fait mieux qu’un placebo au cours d’un essai mené en Allemagne.

Protection cardiovasculaire. L’argousier étant riche en flavonoïdes aux effets antioxydants, on pense qu’il pourrait avoir une action bénéfique sur la viscosité du sang et sur la fonction cardiaque en général. Un essai clinique mené en Chine auprès de 88 patients indique que les flavonoïdes que contient l’argousier pourraient être utiles en cas d’hypertension artérielle, tout en ayant moins d’effets indésirables qu’un médicament antihypertenseur classique (nifedipine).

Les résultats d’un essai préliminaire mené auprès de 12 sujets en bonne santé indiquent que l’huile d’argousier pourrait avoir une action antiplaquettaire. Selon les résultats d’un autre essai, le jus des baies n’aurait aucun effet sur l’agrégation plaquettaire, mais il pourrait augmenter le taux de bon cholestérol (HDL) et réduire l’oxydation associée au mauvais cholestérol (LDL).

Divers. Bien qu’un extrait de feuilles d’argousier ait eu une action modulatrice sur les fonctions immunitaires d’animaux de laboratoire, un extrait des fruits n’a pas été plus efficace qu’un placebo pour prévenir les infections du système digestif ou urinaire auprès de 233 sujets. Au cours d’un essai sur des sujets souffrant de cirrhose du foie, un extrait d’argousier, pris durant 6 mois, a eu un effet bénéfique sur certains marqueurs sanguins de cette maladie.

Des données cliniques préliminaires non publiées indiquent que la prise d’un extrait huileux d’argousier pourrait être utile pour protéger les muqueuses des patients atteints du syndrome Gougerot-Sjögren.

Des résultats d’essais in vitro ou menés sur des animaux indiquent que l’argousier aurait un effet protecteur contre les effets toxiques des radiations, du gaz moutarde (arme chimique) et de l’arsenic. Les chercheurs s’intéressent également aux potentielles propriétés anticancer de l’huile d’argousier.

Précautions

Contre-indications
Aucune connue.
Effets indésirables
Aucun connu. Le fruit de l’argousier est consommé depuis très longtemps et il est jugé sécuritaire, mais l’innocuité à long terme des extraits n’est pas connue.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments
Aucune connue.
Avec des médicaments
Aucune connue.


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L’argousier est indigène dans le nord-ouest de l’Europe et au centre de l’Asie, du massif de l’Altaï jusque dans l’ouest et le nord de la Chine et le nord de l’Himalaya.

Informations générales

Nom latin
Hippophae rhamnoides L.

Famille
Elaeagnaceae

Noms courants
argousier, argasse, grisset, saule épineux, bourdaine marine, faux nerprun, épine luisante, sea buckthorn (en anglais)

Utilisations historiques
Dans la Grèce antique, l’argousier était utilisé comme fourrage pour les chevaux afin de favoriser le gain de poids et de rendre leur pelage reluisant. En fait, le mot qui désigne le genre de l’argousier “Hippophae” signifie littéralement ” cheval reluisant “.
L’argousier est utilisé depuis des siècles en Europe et en Asie comme aliment ainsi que pour ses propriétés pharmaceutiques.
Des textes anciens rapportent également que l’argousier était utilisé aux fins suivantes :
pour faire baisser la fièvre, réduire l’inflammation, combattre les intoxications et les abcès et nettoyer les poumons;
pour traiter le rhume et la toux;
pour traiter les tumeurs et les excroissances, surtout à l’estomac et à l’œsophage.
Utilisations actuelles

Aliment fonctionnel

Le jus des baies de l’argousier est consommé couramment dans plusieurs régions d’Asie et d’Europe. Il est très riche en protéines, en vitamines C et E et en acides organiques.
On peut obtenir une infusion nutritive à partir des feuilles fraîches ou séchées.
Les feuilles, les jeunes branches et la pulpe des fruits peuvent être données aux animaux.

Propriétés médicinales

L’application topique d’huile d’argousier permettrait de traiter les irritations cutanées dues au soleil, à la chaleur, aux brûlures causées par des produits chimiques ou par irradiation, à l’eczéma et aux blessures qui cicatrisent mal. Les cosmonautes russes utilisaient l’argousier pour se protéger des radiations cosmiques.
L’huile produite à partir des baies d’argousier est riche en vitamine E, caroténoïdes, phytostérols et en acides gras essentiels. Toutes ces substances sont reconnues pour leurs propriétés médicinales, en usage interne ou externe.

Intérêt agronomique et environnemental

L’argousier est un arbuste très rustique dont le système racinaire se ramifie très rapidement et possède la capacité de fixer l’azote. Il peut donc s’adapter en sol peu productif et même contribuer à enrichir le sol au point où d’autres plantes peuvent y être cultivées. L’argousier est assez tolérant aux applications de sel en bordure des autoroutes. Il a notamment été utilisé aux fins suivantes :
pour lutter contre l’érosion des sols et pour les projets de réhabilitation des terres;
pour améliorer les habitats fauniques (figure 1) et protéger les zones agricoles;
comme arbuste ornemental.

Arbuste argousier bio fruit antioxydant naturel puissant

Arbuste argousier bio fruit antioxydant naturel puissant

Caractéristiques de l’argousier

L’argousier est un arbuste décidu, qui mesure généralement de 0,5 à 6 m de hauteur et d’envergure, mais il peut atteindre 18 m en Asie centrale. Les arbres mâles sont plus dressés que les arbres femelles dont le feuillage s’étend davantage en largeur. Il a tendance à drageonner s’il n’est pas bien entretenu. L’argousier peut résister à des températures aussi basses que – 40°C. Il est tolérant à la sécheresse et au sel. L’argousier a besoin de plein soleil pour bien se développer et ne peut tolérer d’être à l’ombre d’arbres plus gros. Les branches sont denses, dressées et très épineuses sur les rameaux terminaux et axillaires. Les feuilles sont linéaires ou lancéolées, de 3 à 8 cm de longueur et de 7 mm de largeur; le dessus des feuilles est d’un gris vert foncé et le dessous est pâle, de couleur gris argenté. L’argousier est un arbuste dioïque, c’est-à-dire que les fleurs mâles et les fleurs femelles poussent sur des arbres distincts. Les fleurs sortent avant les feuilles et poussent sur le bois de deux ans; elles se présentent sous forme de petites grappes à l’aisselle des feuilles tout le long de la branche. La pollinisation des fleurs femelles a lieu à la mi-mai et elle dépend entièrement du vent qui disperse le pollen des fleurs mâles. Le mûrissement des fruits survient une centaine de jours après la pollinisation. Les fruits de l’argousier sont de forme et de couleur variables, mais ils sont habituellement globulaires ou ovales et de couleur jaune à orange vif. La forme et la taille des fruits, ainsi que le contraste entre leur couleur et celle du feuillage lui confèrent ses qualités ornementales.

Parties utilisées
Les feuilles et les jeunes branches
Les baies
Pratiques agronomiques

Zone de rusticité
Arbuste ligneux – arbre de petite taille, rustique jusqu’en zone 3 (- 40°C).
Germination des semences
Les semences vont germer de 3 à 10 jours après la stratification qui permet de lever la dormance, selon la température.
La stratification est nécessaire pendant 90 jours à une température de 3 à 5 °C, en conditions humides, afin d’assurer une bonne germination lorsque les semences sont semées au printemps ou en serre.
Les semences fraîches peuvent être directement mises en terre à l’automne puis recouvertes de 5 mm de sol.

Multiplication
Par les semences, mais les plantules ne sont pas nécessairement identiques au plant femelle et il peut s’agir d’un plant mâle.
Par bouture semi-ligneuse- méthode simple, peu coûteuse et très efficace.
Par bouture ligneuse – méthode simple, peu coûteuse et moyennement efficace.
Les boutures de racines sont assez efficaces.
Par les drageons – méthode simple, peu coûteuse, mais les drageons ont une faible masse racinaire et peuvent subir un choc de transplantation.

Ensoleillement
Plein soleil

Type de sol
L’argousier s’adapte à une grande variété de sols, notamment ceux qui sont peu productifs comme les sols sablonneux et caillouteux pauvres en éléments nutritifs et ayant une faible capacité de rétention d’eau. L’argousier affectionne les loams légèrement à moyennement sableux et bien drainés.
Tolérance moyenne aux sols salins.
pH optimal : entre 6 et 7

Besoins en eau
Bien que tolérant à la sécheresse, l’argousier demande des précipitations annuelles d’au moins 400 mm pour donner un rendement satisfaisant en fruits. La mise à fruits, dans un verger à proximité de Wingham, en Ontario, a eu lieu deux semaines plus tôt en 2006, comparativement à 2005. Du 1er mai au 1er septembre, les degrés-jours de croissance (1516 contre 1362) et les unités thermiques (2366 contre 2162) ont été plus élevés en 2005 qu’en 2006. Par contre, les précipitations ont été beaucoup plus importantes en 2006 (335 mm contre 239,6 mm). Les précipitations additionnelles en 2006 ont vraisemblablement contribué à favoriser une mise à fruits plus hâtive et une hausse du rendement.

Espacement

L’aménagement de la plantation sera différent selon que la récolte est mécanique ou manuelle. Généralement, la densité de plantation est de 600 à 1000 plants à l’acre, avec un plant mâle pour 7 plants femelles.

Récolte

Lorsqu’on ne plante que quelques arbustes, les baies peuvent être facilement récoltées à la main. La somme de travail exigée est similaire à ce que demande la récolte de framboises. Les épines des argousiers peuvent parfois causer certains problèmes, mais les jeunes plants sont souvent exempts d’épines. Certaines variétés sans épines sont disponibles, et les efforts de sélection devraient permettre d’en avoir davantage à l’avenir. Plus il y a d’arbres dans la plantation, plus la récolte exige de travail. Des statistiques chinoises démontrent que jusqu’à 1500 heures-personnes à l’hectare sont nécessaires pour la récolte manuelle. D’après les observations recueillies au verger de Wingham, cependant, il semble que la récolte manuelle d’un hectare prenne beaucoup plus que 1500 heures, surtout lorsqu’on tente de ne récolter que les fruits intacts. En effet, les fruits sont fixés solidement au plant et ne s’enlèvent pas facilement de la branche. Des cueilleurs expérimentés ont réussi à récolter 1 à 1,5 kg de fruits intacts à l’heure.

Il devient toutefois de moins en moins difficile de cueillir les fruits des arbres à mesure que la saison avance. Malheureusement, la qualité des fruits diminue aussi pendant ce temps; il est donc important de déterminer la période idéale de récolte pour les différentes régions productrices.
Les exploitations commerciales efficaces qui produisent de l’argousier devront tôt ou tard s’équiper d’une récolteuse mécanique. Plusieurs types de récolteuses ont été mis au point, y compris un secoueur inventé en Saskatchewan. Comme pour toutes les plantes cultivées pour usage nutraceutique, médicinal ou culinaire, la manutention postrécolte des baies d’argousier doit se faire conformément aux pratiques agricoles recommandées. Après le nettoyage, les baies doivent être transformées le plus tôt possible; elles peuvent aussi être conservées à des températures fraîches (4 à 6°C), ou surgelées s’il est impossible de les transformer dans l’immédiat. La durée de conservation des fruits entreposés à des températures fraîches peut aller jusqu’à deux semaines. Les baies conservent leur forme lorsqu’elles sont décongelées. Les fruits récoltés au verger de Wingham sont utilisés à l’état frais ou congelés et sont vendus dans les marchés publics près de Huntsville. Les fruits sont transformés en divers produits : gelées, concentrés de jus, nectars, salsas et pains fabriqués à partir de la pulpe et des grains après extraction du jus. Les jeunes pousses sont séchées et broyées pour être utilisées comme infusion.

Autres éléments à considérer

Comme pour toutes les cultures de remplacement, les nouveaux producteurs doivent découvrir par eux-mêmes les coûts de production et les débouchés pour l’argousier. De plus, avant de faire toute allégation sur les propriétés nutraceutiques et médicinales de l’argousier, les producteurs doivent vérifier que ces allégations sont conformes à la réglementation de la Direction des produits de santé naturels, de Santé Canada.

Références

Li, T.S.C et Beveridge, T.H.J. 2003. Production et utilisation de l’argousier (Hippophae rhamnoides L.) Presses scientifiques du CNRC, Ottawa. (www.monographs.nrc-cnrc.gc.ca)

Zeb, A. 2004. Important therapeutic uses of sea buckthorn (Hippophae): A review. J. of Biological Sciences 4(5) : 687-693

La présente fiche Info a été rédigée par Jim Todd, spécialiste des cultures de remplacement, Division de la phytotechnie, Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario.


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L’argousier est un arbrisseau épineux, de 0,5 à 3 m de haut. La feuille est de 1–5 cm de long et aciculaire. Gris vert sur sa partie supérieure, la couleur de la partie inférieure varie du gris argenté au brun rouille.

L’argousier fleurit avant l’éclosion des feuilles, en mai. La plante est dioécique et la pollinisation se fait par le vent : les étamines et les carpelles se trouvent sur des plantes distinctes. Les fleurs sont petites, d’environ 3 mm et de couleur vert jaunâtre. Le fruit est une drupe juteuse de 8–10 mm, de forme allongée, jaune ou jaune orangé.

Argouse bio le fruit de l'argousier

Argouse bio le fruit de l’argousier

Habitat :

L’argousier est une plante qui se trouve à l’état sauvage sur les côtes du golfe de Botnie et des îles Åland. L’argousier croît mieux sur les plages de sable, de gravier et rocheuses. La bactérie actinomycète qui vit dans ses racines absorbe l’azote atmosphérique, ainsi l’argousier pousse aussi sur des terrains pauvres en éléments minéraux. La croissance de l’argousier nécessite beaucoup de soleil.

Période de récolte :

La cueillette des baies d’argousier sauvages commence en octobre, période à laquelle les baies sont suffisamment mûres et se détachent bien de leurs pédoncules. Il est recommandé de ramasser les baies après les premières gelées. Les arbustes d’argousier sont denses et épineux, ainsi la cueillette des baies est ardue. Les baies se ramassent à la main ou en tapant sur les branches avec un bâton pour faire tomber les baies sur un support. Il est interdit de couper ou d’écraser les branches d’argousier.

Valeur nutritionnelle :

Sur le plan nutritionnel, la baie d’argousier est la plus riche de toutes les baies sauvages. Elle contient de grandes teneurs en vitamines C et E, elle est riche en fibres ainsi qu’en acides gras bénéfiques à l’organisme. 50 grammes de baie fournissent autant de vitamine C qu’une orange moyenne. Environ 4–7 % de cette baie comprennent de la chair et de l’huile de graines constituée essentiellement d’acides gras polyinsaturés.

Utilisation :

L’industrie alimentaire fabrique des compotes, des confitures, des poudres de baies et des sirops d’argousier. L’huile d’argousier est utilisée en complément alimentaire et dans la fabrication de produits cosmétiques. Les baies d’argousier peuvent être dégustées telles quelles ou bien avec du porridge ou un yaourt. Les baies d’argousier se conservent sous forme de jus/sirop, en confiture ou congelées.


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L’argousier bio antioxydant puissant (Hippophae rhamnoides L.) est un arbuste décidu, rustique et dioïque qui appartient à la famille des Éléagnacées.

Ses fruits, des baies orangées qui s’installent en masses compactes sur les branches, comptent parmi les plus nutritifs et vitaminés de tout le règne végétal. Ils sont consommés depuis des siècles en Europe et en Asie d’où l’arbuste provient.

Les fruits, de même que les feuilles et les graines, sont très riches en vitamines C, E, A, B1, B2, F, K et P, en protéines (principalement globuline et albumine), en acides gras saturés (acides palmitique et palmitoléique) et insaturés (acides linolénique et linoléique), en acides aminés, en sucres et en hydrates de carbone. Son activité antioxydante est de 93,6%.

L’argousier porte ses premiers fruits vers l’âge de quatre ans. Un verger produit environ 10 tonnes de fruits, 165 kg de graines et 1,5 tonne de feuilles à l’hectare.

On le retrouve un peu partout au Québec: comme arbuste ornemental, dans les haies brise-vent ou en bordure des routes. Il est cultivé pour ses fruits en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. Il peut tolérer des températures de -43°C à + 40°C et il est considéré comme résistant à la sécheresse. Il développe rapidement un système racinaire extensif, ce qui en fait une plante idéale pour freiner l’érosion du sol. Il est utilisé fréquemment dans les terrains dégradés pour sa capacité à fixer l’azote atmosphérique et à conserver les autres éléments nutritifs essentiels.

La concentration en vitamine C de l'argousier est 30 fois supérieure à celle de l'orange

La concentration en vitamine C de l’argousier est 30 fois supérieure à celle de l’orange

Actuellement, l’argousier attire l’attention de nombreux chercheurs à travers le monde, incluant ceux de l’Amérique du Nord, principalement pour ses valeurs nutritives et médicinales. La concentration en vitamine C de ses fruits est 30 fois supérieure à celle de l’orange, 25 fois celle de la fraise et 5 fois celle du kiwi. Leur teneur en vitamine E excède celle du blé, du maïs et de la fève de soja. En Europe et en Asie, on utilise des préparations d’huile d’argousier dans les hôpitaux pour le traitement des brûlures, des plaies de lit et autres complications cutanées. Une dizaine de médicaments ont été conçus à partir des huiles et sont disponibles sous différentes formes (liquide, pastilles, liniments, suppositoires, aérosols, etc.). En usage interne, l’argousier est employé pour le traitement et la prévention des ulcères d’estomac et du duodénum, de l’hyperlipémie du sang, des maux d’yeux, de la gingivite et des maladies cardio-vasculaires comme l’hypertension artérielle et les maladies coronariennes.

En Europe, on trouve des jus, des gelées, des liqueurs, des bonbons, des tablettes de vitamine C et de la crème glacée à l’argousier. En Chine et en Russie, on retrouve aussi des huiles, des breuvages alcoolisées, du thé, des confitures, des colorants alimentaires ainsi que des shampooings anti-pellicules et contre la perte des cheveux. L’industrie des cosmétiques considère d’ailleurs que les huiles de l’argousier ont des propriétés uniques pour ralentir le vieillissement de la peau. Plusieurs crèmes faciales fabriquées en Europe et en Asie en contiennent. Le potentiel pour les applications cutanées telles que les masques, les lotions pour le corps, les crèmes solaires et les shampooings est considérable. L’industrie des nutraceutiques considère également avec un grand intérêt l’argousier. Le jus de l’argousier peut servir de supplément vitaminé dans les breuvages pour sportifs, les feuilles peuvent être transformées pour en faire des tisanes revigorantes et nutritives, les huiles peuvent entrer dans la composition d’aliments qui aident à prévenir les maladies cardio-vasculaires, etc.


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L’argousier (Hippophae rhamnoides L.) est une espèce remarquable qui provient d’Europe et d’Asie, où elle est connue et utilisée depuis des siècles.

Elle est mentionnée dans les écrits d’anciens érudits grecs comme Dioscoride et Theophraste. Dans la Grèce antique, l’argousier servait de remède pour les chevaux. Les feuilles et les jeunes rameaux étaient ajoutés à leurs fourrages pour favoriser une prise de poids rapide et rendre le pelage lustré, d’où le nom scientifique Hippophae de l’argousier, qui signifie « cheval » et « briller » (Rongsen, 1992).

Au cours de la dernière décennie, on a constaté un véritable engouement pour l’argousier, dont la domestication a été entreprise dans divers pays. Nombre de chercheurs d’Asie, d’Europe et, plus récemment, d’Amérique du Nord, s’intéressent au riche potentiel de cette espèce. La publication chinoise Hippophae a été lancée en 1988. En 1989, s’est tenu à Xian, en Chine, le premier symposium international sur l’argousier, suivi d’un deuxième, en 1993, à Novosibirsk en Sibérie. La Chine prévoyait également de tenir un atelier international sur l’argousier à Beijing, en décembre 1995.

La valeur nutritive et médicinale de l’argousier est encore peu connue en Amérique du Nord, alors que ses propriétés sont reconnues et exploitées depuis des siècles en Eurasie. La valeur médicinale de cette espèce est mentionnée dans un ouvrage médical tibétain (‘rGyud Bzi ) du huitième siècle (Li and Guo, 1989). D’innombrables récits expliquent les extraordinaires propriétés vivifiantes et nutritives de l’argousier. Selon les récits folkloriques et les rapports scientifiques, l’argousier est devenu un important produit médicinal et nutritif, en particulier en Russie, où on l’appelle « ananas de Sibérie » en raison de ses qualités gustatives et de l’abondance de son jus.

Une industrie de l’argousier s’est développée en Russie depuis les années 1940, lorsque des scientifiques ont commencé à étudier l’activité biologique de certaines substances produites dans les fruits, les feuilles et l’écorce de cet arbuste. La première usine de transformation des produits de L’argousier a vu le jour à Bisk. Ces produits étaient utilisés dans l’alimentation des cosmonautes russes ainsi que dans des crèmes offrant une protection contre les rayons cosmiques. La culture fruitière de l’argousier est assez récente en Chine, même si les utilisations traditionnelles dans ce pays remontent à des centaines et des centaines d’années. La recherche et l’établissement de plantations y ont été entrepris dans les années 1980, et plus de 300 000 hectares ont été mis en culture depuis 1982. De plus, on a établi 150 usines de transformation, où se fabriquent plus de 200 produits. Les boissons pour sportifs à base d’argousier « Shawikang » et « Jianibao » avaient été choisies comme boissons officielles pour les athlètes chinois qui ont participé aux Jeux olympiques de Séoul (Rongsen, 1992).

Les débouchés potentiels pour les produits de l’argousier sur les marchés nord-américains sont encore inexploités. Les conditions du climat et du sol en Saskatchewan sont parfaitement adaptées à la production de fruits de grande qualité. Le présent document contient des renseignements sur les utilisations et la valeur de l’argousier, ainsi qu’une étude du potentiel d’établissement d’industries de la production et de la transformation de l’argousier en Saskatchewan. L’information présentée est tirée d’une analyse documentaire approfondie et de discussions tenues avec les personnes actuellement impliquées dans l’industrie de l’argousier.

Biologie et diversité génétique

Le genre Hippophae appartient à la famille des éléagnacées. Selon des études taxonomiques récentes, il comprend cinq espèces, dont H. rhamnoides, elle-même constituée de huit sous-espèces (Rousi, 1971; Lian, 1988). L’aire de répartition du genre Hippophae s’étend entre 27° et 69° de latitude N et entre 7° de longitude O et 122° de longitude E (Rousi, 1971; Pan et al., 1989; Yu et al., 1989). Toutefois, parmi les cinq espèces du genre Hippophae, seule H. rhamnoides a une aire de répartition extrêmement étendue en Eurasie, couvrant la Chine, la Mongolie, la Russie, le Kazakstan, la Turquie, la Roumanie, la Suisse, la France, la Grande-Bretagne, la Norvège, la Suède et la Finlande. L’espèce croît sur les sommets et les flancs des collines, dans les vallées, dans les lits des cours d’eau, le long des côtes et dans les îles marines, en petits peuplements isolés, en peuplements purs couvrant de grandes superficies continues ou en peuplements mixtes, avec d’autres espèces d’arbustes et d’arbres (Yao, 1994). Les autres espèces appartenant au genre Hippophae ont une aire de répartition plus restreinte et se trouvent seulement en Chine et dans quelques pays limitrophes, le long de la chaîne de l’Himalaya (Rousi, 1971; Liu and He, 1978; Lian, 1988; Yu et al. 1989).

H. rhamnoides est généralement un arbuste ou un petit arbre de trois ou quatre mètres de hauteur. Il prend une forme arborescente lorsque seuls les bourgeons situés dans les parties supérieures de la plante germent et produisent des bourgeons latéraux. L’espèce est dioïque, c’est à dire qu’elle produit des fleurs mâles et des fleurs femelles sur des arbres distincts. C’est le vent qui assure la pollinisation. Les bourgeons floraux se différencient durant la saison de croissance précédente, si bien que la quantité de fruits produits dans une année donnée est influencée par les conditions de croissance au cours de l’année précédente. Les fruits se forment en masses très compactes sur des rameaux de deux ans (figure 1). L’argousier se multiplie facilement par semis ou par bouturage. Il tolère des conditions de croissance variables, qui vont d’arides à très humides, ainsi que des hivers froids. Même s’il préfère les sols sableux et neutres, l’argousier peut survivre dans des sols de pH variant de 5 à 9 (Schroeder, 1995) et il peut même croître dans des sols inondés par l’eau de mer. Il s’agit d’une espèce pionnière qui est souvent la première à coloniser les clairières, que ce soit sur des terres abandonnées ou incultes ou sur des îles rocheuses (Rousi, 1965; Yao and Zhu, 1985; Salo, 1989; Yiao, 1994). C’est une plante de plein soleil qui ne tolère pas l’ombre, souffrant même sous un couvert végétal épars. À l’instar de nombreux autres membres de la famille des éléagnacées, l’argousier a la capacité de fixer l’azote de l’air.

La diversité génétique est à la base de l’adaptation, de l’évolution et de la sélection des végétaux. L’argousier a une morphologie extrêmement variable, sa taille pouvant aller de quelque 50 cm et à plus de 20 m (Rousi, 1971; Yu et al., 1989; Yao and Tigerstedt, 1994). Des études phénologiques montrent une variation clinale très claire dans le rythme de croissance, la rusticité et la taille en fonction de la répartition géographique, c’est à dire qu’à des latitudes élevées, les saisons de végétation sont plus courtes et les plantes, moins hautes (Yao and Tigerstedt, 1995).

Les baies d’argousier peuvent être jaunes, orange ou rouges et de formes différentes : sphères aplaties, cylindriques, ovales, elliptiques ou variables. Dans la population naturelle, leur poids varie entre 4 et 60 g/100 baies selon le génotype, certains cultivars russes pesant même plus de 60 g/100 baies (Yao, 1994). Les choix de couleurs, de formes et de tailles qui s’offrent contribuent à accroître la valeur ornementale des plants. L’argousier est généralement pourvu d’épines latérales et terminales plus ou moins pointues, dont la densité et la forme varient considérablement au sein de populations naturelles. Des variétés sans épines ou presque sans épines ont été crées en Russie, en Mongolie et en Allemagne.

Des études réalisées à l’aide d’isoenzymes ont révélé une grande diversité génétique au niveau des espèces, des sous-espèces et des populations (Yao and Tigerstedt, 1993). Une analyse biochimique des baies de l’argousier indique qu’il existe aussi de grandes variations dans la teneur en vitamine C, en carotène, en flavonoïdes et en vitamine E entre les différents génotypes et les populations. La diversité génétique de l’argousier offre beaucoup de possibilités de croisements et de sélection, tandis que la variation clinale du taux de croissance, de la taille et de la rusticité peut servir de guide pour le transfert de semences et de plants ainsi que pour l’introduction de plants. Les phytogénéticiens peuvent utiliser cette information pour concevoir leurs propres programmes d’amélioration génétique, à la recherche du type idéal posséddant des caractères particuliers en ce qui a trait à la période de croissance, au nombre de jours jusqu’à la maturité et à la hauteur des plants pour une région donnée ou pour une technologie de culture donnée (Yao, 1994).

Composition chimique et valeur nutritive

Les fruits de l’argousier sont parmi les plus nutritifs et les plus riches en vitamines dans tout le règne végétal. Leur teneur en vitamine C varie de 360 mg/100 g de baies pour la sous-espèce européenne rhamnoides (Rousi and Aulin, 1977; Plekhanova, 1988; Wahlberg and Jeppsson, 1990, 1992; Yao et al., 1992) à 2 500 mg/100 g de baies pour la sous-espèce chinoise sinensis (Yang et al., 1988, Zhao et al., 1991; Yao and Tigerstedt, 1994). La teneur en carotène varie de 30 à 40 mg/100 g de baies (Bernath and Foldesi, 1992; Wolf and Wegert, 1993). La teneur en vitamine E peut atteindre 160 mg/100 g de baies (Zhang et al., 1989, Ma and Cui, 1989; Eliseev, 1989; Wahlberg et Jeppsson, 1990, 1992). Le fruit est également riche en flavonoïdes (vitamine P) antioxydant naturel puissant et contient des quantités appréciables de vitamines hydrosolubles et liposolubles (Zhang et al., 1989; Solonenko and Shishkina, 1989; Schapiro, 1989).

Les baies de l’argousier renferment jusqu’à 13 % de sucres solubles, composés principalement de glucose, de fructose et de xylose, ainsi que 3,9 % d’acides organiques, surtout l’acide malique et l’acide succinique (Ma and Cui, 1989). Elles sont également riches en protéines et en acides aminés. On a en effet trouvé 18 acides aminés dans les fruits (Zhang et al., 1989; Mironov, 1989) et pas moins de 24 éléments chimiques dans le jus : azote, phosphore, fer, manganèse, bore, calcium, aluminium, silicium et autres (Wolf and Wegert, 1993; Zhang et al., 1989; Tong et al., 1989).

Le jus et les graines renferment entre 2 et 8 % d’huile. L’huile du jus et de la pulpe est très riche en acides palmitique et palmitoléique (C16:0 et C16 :1), tandis que l’huile des graines contient des acides gras non saturés C18 (linoléique et linolénique). L’huile des graines et du jus contient également de la vitamine E et des carotènes (Bernath and Foldesi, 1992; Ma and Cui, 1989). Les acides gras présents dans les fruits, la pulpe et les graines qui ont été décrits par Ma and Cui (1989) sont présentés à la figure 2. Par ailleurs, les baies, les feuilles et l’écorce de l’argousier renferment de nombreux composés chimiques bioactifs dont le sitostérol et le tocophérol (Mironov, 1989).

Récolte dans les cultures d'argouses biologiques

Récolte dans les cultures d’argouses biologiques

Usages médicinaux

Les usages médicinaux de l’argousier sont bien connus en Asie et en Europe. Des recherches sur les usages médicinaux modernes ont été entreprises en Russie au cours des années 1950 (Gurevich, 1956; Akulinin, 1958). Des préparations d’huile d’argousier sont recommandées pour usage externe en cas de brûlures, de plaies de lit et d’autres irritations de la peau causées par l’alitement ou par les traitements aux rayons-X ou aux rayons ionisants (Zhang et al., 1988; Pentagova, 1983). En usage interne, l’argousier sert au traitement d’ulcères de l’estomac et du duodénum (Pentegova, 1983). Au Royaume-Uni et en Europe, les produits de l’argousier sont utilisés en aromathérapie (C. Wells, pers. com.). Selon les résultats de recherches menées vers la fin des années 1950 et au début des années 1960, la 5-hydroxytryptamine (hippophan) isolée de l’écorce de l’argousier a contribué à inhiber la croissance de tumeurs (Pukhalsskaia, 1958; Sokoloff et al., 1961). Plus récemment en Chine, des études cliniques sur les fonctions antitumorales des huiles d’argousier ont donné des résultats positifs (Zhang et al., 1989). L’huile et le jus de l’argousier ainsi que des extraits d’huile, de jus, de feuilles et d’écorce ont été utilisés avec succès pour le traitement de taux élevés de lipides dans le sang, certaines maladies des yeux, la gingivite et des maladies cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle et certaines coronopathies (Zhang et al., 1989; Wang, 1979; Liu et al., 1980; Ge et al., 1985). En 1977, l’argousier a été officiellement incorporé à la pharmacopée chinoise (Xu, 1994).

Produits de l’argousier

Depuis la découverte de la valeur nutritive de l’argousier, des centaines de produits et d’extraits ont été élaborés à partir des baies, des huiles, des feuilles et de l’écorce de cette plante. En Europe, on peut facilement trouver sur le marché des produits de l’argousier tels que jus, gelées, alcools, bonbons, comprimés de vitamine C et crèmes glacées (Bernáth and Földesi, 1992; Wolf and Wegert, 1993; Morzewski and Bakowska, 1960). L’argousier est également utilisé en Europe de l’Est comme colorant alimentaire et comme teinture pour les tissus (H. Albrecht, pers. com.). Parmi les autres exemples de produits commerciaux, mentionnons le Biodoat, vendu en Autriche, l’Éxsativa, un supplément vitaminique vendu en Suisse, le sirop à l’argousier (France), des alcools (Finlande) et l’Homoktovis Nektar, un produit à base de jus de pomme vendu en Hongrie. Des confitures et des gelées d’argousier sont produites à petite échelle en Saskatchewan (PFRA, 1992). La plupart de ces produits sont fabriqués et utilisés par des particuliers. Un établissement de produits de gastronomie de la Saskatchewan réalise des essais de commercialisation de gelée d’argousier (Bep Hamer, pers. com.).

À l’heure actuelle, les plus gros producteurs et consommateurs de produits de l’argousier sont la Chine, la Russie et la Mongolie. On trouve en effet dans ces pays de grandes usines de transformation, où sont élaborés une multitude de produits : huiles, jus, boissons alcoolisées, bonbons, crème glacée, thé, confitures, biscuits, comprimés de vitamine C, colorants alimentaires, médicaments, cosmétiques, shampooings, etc. (Lirkina and Shishkina, 1976; Pan et al., 1989; Huang et al., 1990; Wu, 1991; Niu, 1991).

En Russie, les plus importants produits de l’argousier sont les huiles et les extraits d’huiles, traités et vendus en tant qu’huiles essentielles pour divers usages médicinaux et thérapeutiques. Les boissons aux fruits ont été parmi les premiers produits de l’argousier élaborés en Chine, où il y a une forte demande et un accueil très favorable des consommateurs pour ces boissons. Elles ont vite acquis une grande popularité, à la fois pour leur goût et pour leur valeur nutritive, qui accroît la vitalité et l’endurance. Les jus à base d’argousier ont aussi la faveur des consommateurs allemands et scandinaves (H. Albrecht, pers. com.).

En Russie et en Chine, on utilise également l’argousier dans les cosmétiques. En Russie, les baies entrent dans la fabrication de produits cosmétiques faits à la maison. Les recettes de produits pour hydrater la peau et lutter contre les pellicules et la perte des cheveux y sont très bien connues et utilisées (Pashina, 1993). Les huiles d’argousier renferment un pourcentage élevé d’acide palmitoléique. Cet, acide aminé rare est un constituant des lipides de la peau qui favorise le renforcement des tissus cellulaires et la cicatrisation. L’industrie des cosmétiques reconnaît les propriétés exceptionnelles des huiles d’argousier pour lutter contre le vieillissement. Ces huiles deviennent des composants importants de nombreuses crèmes pour le visage fabriquées en Asie et en Europe. De plus, leur capacité modérée à absorber les rayons UVB fait de ces huiles de bonnes candidates pour la fabrication d’écrans solaires et de produits de bronzage. Les huiles d’argousier ont énormément de potentiel pour des applications dermatologiques, comme ingrédients dans les masques faciaux, les lotions pour le corps, les crèmes solaires et les shampooings. Des recherches cliniques et des activités de développement sont en cours en Europe et au Canada (C. Wells, pers. com.).

Valeur environnementale

L’argousier est une plante d’ornement attrayante avec ses baies de couleur orange vif et ses feuilles gris argenté. Les fruits, qui persistent tout l’hiver, ornent le jardin au cours de la saison froide. On l’utilise comme plante de jardin dans de nombreux pays européens ainsi que dans les Prairies canadiennes. Selon diverses observations et enquêtes, l’argousier attire de nombreux oiseaux et animaux qui s’en servent comme nourriture et comme refuge (Ma and Sum, 1986; PFRA, 1988; Salo, 1989). Dans les Prairies canadiennes, l’argousier constitue un habitat précieux pour le tétras à queue fine, la perdrix de Hongrie et le faisan (Schroeder, 1995).

Grâce à sa grande capacité d’adaptation, à sa croissance rapide, à son aptitude au recépage et au drageonnement, et à son pouvoir de fixation de l’azote, l’argousier a une grande valeur pour la conservation et l’amélioration des sols ainsi que pour la remise en culture de terres marginales. Des études ont démontré qu’en peuplements mélangés, l’argousier favorise la croissance des peupliers, des pins et d’autres espèces (Lei et al., 1983; Bai, 1984; Shi et al., 1987). Entre 1950 et 1985, l’argousier a été planté sur plus de 200 000 ha de terres en Chine pour favoriser la conservation des sols et de l’eau, ainsi que pour produire du bois de feu. Au Canada, en Hongrie, en Russie, en Roumanie et en Allemagne, l’argousier a servi à la bonification de terres incultes ou à la remise en état de zones d’exploitation minière.

Au Canada, l’argousier s’utilise pour améliorer l’habitat faunique, protéger les bâtiments et les terres agricoles, lutter contre l’érosion des sols, stabiliser les berges et remettre en état les zones d’exploitation minière (Schroeder, 1990). À Indian Head, le Centre des brise-vent des Prairies de l’ARAP pratique la culture de l’argousier depuis de nombreuses années. Plus d’un million de jeunes sujets ont été plantés dans les Prairies depuis 1982 (figure 3). Dans les plantations, on trouve des argousiers sous forme d’arbustes ou de petits arbres. L’argousier est l’une des espèces ligneuses les plus rustiques et les plus fiables utilisées dans les programmes de conservation des Prairies (Schroeder, 1988).

La plantation d’arbres est un volet important des programmes d’amélioration de l’habitat faunique dans les Prairies canadiennes (PFRA, 1988). Elle procure à la faune une alimentation appréciable ainsi que des abris contre le froid et les dangers. Les types de plantations sont la plantation en rangs multiples, qui joue le rôle de brise-vent en bordure des champs, l’extension de bosquets existants ou la plantation par bouquets. Un bon exemple d’utilisation massive de l’argousier pour la préservation de la faune est le projet de mise en valeur des espèces sauvages dans les environs d’Estevan en Saskatchewan. Amorcé en 1989, ce projet prévoit la végétalisation de 5 000 acres de terres agricoles à l’aide de graminées, d’arbres et d’arbustes. Au total, 50 000 argousiers ont été plantés dans le cadre du projet. À Rafferty, le nombre de sujets s’est considérablement accru par drageonnement. Il s’agit là du plus important peuplement d’argousier en Amérique du Nord. Les populations d’animaux sauvages, en particulier celles du gibier à plumes et des oiseaux chanteurs, se sont accrues de façon considérable depuis le lancement du projet de mise en valeur. Les oiseaux chanteurs privilégient l’argousier pour la construction de leurs nids, tandis que le gibier à plume des hautes terres y trouve un excellent refuge.

Les haies brise-vent constituent un élément important de l’agriculture dans les Prairies canadiennes. Ces rideaux à rangs multiples modifient le climat autour des bâtiments de ferme, réduisent les dépenses de chauffage, atténuent le bruit, filtrent les polluants et attirent des espèces animales bénéfiques. L’argousier est planté dans le rang extérieur des haies brise-vent implantées autour des exploitations. En hiver, l’espèce retient bien la neige, attire les animaux et offre une bonne source de fruits pour la fabrication de confitures et de gelées. En 1995, 59 000 argousiers ont été plantés dans des haies brise-vent autour d’exploitations, soit l’équivalent d’un rang unique d’une longueur de 70 kilomètres.

Dans les Prairies canadiennes, quelque 1 000 kilomètres de haies brise-vent sont implantées chaque année pour prévenir l’érosion des sols et modifier le microclimat. Ces brise-vent protègent le sol et augmentent le rendement des cultures. L’argousier est l’une des espèces utilisées dans le rang extérieur des brise-vent à rangs multiples ainsi que dans les brise-vent à rang simple. L’argousier fournit un habitat précieux pour les espèces sauvages et une protection contre l’érosion des sols. En 1995, 78 000 argousiers ont été plantés dans des haies brise-vent à rangs simples et à rangs multiples, soit l’équivalent d’un rang d’arbres d’une longueur de 94 kilomètres.

Faisabilité de la culture de l’argousier en Saskatchewan
L’argousier est bien adapté aux conditions des Prairies canadiennes. On l’utilise depuis de nombreuses années dans les haies brise-vent et comme plante d’ornement. Selon les résultats de recherches menées sur les plantations d’argousier en Saskatchewan, l’espèce peut potentiellement se prêter à la culture commerciale. La récolte fruitière de l’argousier dans les brise-vent varie de bonne à excellente, certains plants produisant de 5 à 7 kilogrammes de baies par an, ce qui correspond à 4 à 5 tonnes par hectare. En Saskatchewan, on estime à plus de 250 000 le nombre d’argousiers qui produisent une récolte, laquelle peut potentiellement atteindre 750 000 kilogrammes de fruits par an. Les plantations sont constituées en moyenne de 150 à 300 arbres, utilisés surtout pour la protection des exploitations agricoles, la lutte contre l’érosion des sols et la protection des habitats fauniques. La plus importante plantation est située près d’Estevan. Elle comprend environ 25 000 argousiers qui produisent une récolte de baies. Il n’existe pas pour l’instant de vergers commerciaux d’argousiers dans les Prairies.

Une analyse des coûts de production a été réalisée pour une plantation d’argousiers de 10 acres. Cette analyse était fondée sur un rendement potentiel de six kilogrammes de baies par arbre, des techniques de récolte manuelles et l’absence d’irrigation. Selon ces hypothèses, les coûts de production s’élèveraient à 1,05 $/lb au bout de sept ans, une fois la production stabilisée. Ces coûts se comparent avantageusement avec ceux déclarés (1,42 $/lb) pour la production de baies d’amélanche récoltées à la main. La différence de coût tient au fait que l’argousier a des rendements beaucoup plus élevés que l’amélanchier et qu’il requiert moins d’intrants (aucune irrigation). Le premier facteur de coût dans la production fruitière est la récolte manuelle, évaluée à 0,75 $/lb.

Plusieurs entreprises canadiennes et internationales ont exprimé un intérêt pour la production et la transformation de l’argousier en Saskatchewan. On estime à 10 000 kg par an la demande potentielle d’huiles transformées d’argousier en Amérique du Nord, ce qui équivaudrait à une récolte annuelle d’environ 1,5 millions de kilogrammes de fruits. Des essais de mise en marché de gelée d’argousier en Saskatchewan ont créé une demande intéressante pour ce produit, surtout lorsqu’on en faisait valoir les qualités nutritives. L’étude de marché pour la culture spéciale de petits fruits, qui a été commandée par le Programme agricole des autochtones de la Saskatchewan (SIAP), évaluait le marché potentiel des produits de l’argousier (SIAP, 1994). Le rapport estime la demande européenne à 75 000 kg de fruits. L’étude conclut que le marché européen offre un potentiel intéressant à long terme en raison de problèmes d’approvisionnement et de qualité en Europe. Les responsables du SIAP signalent que la demande actuelle de produits d’argousier surpasse l’offre.

L’entreprise Canada Sea-Buckthorn Ltd. a réalisé une étude de faisabilité de la culture de l’argousier sur 200 acres de terres en Saskatchewan (C. McLoughlin, pers. com.). Selon les résultats de l’analyse du marché, il y aurait lieu de mettre l’accent sur des produits de transformation comme les boissons pour sportifs fabriquées avec le jus des fruits, de tisanes faites à partir des feuilles et d’huiles essentielles extraites de produits résiduels, comme les graines et la pulpe des fruits. Essentially Oils Ltd., une entreprise du Royaume-Uni qui vend ses produits sur le marché européen, s’est dite intéressée à étendre son programme de commercialisation des huiles essentielles au marché nord-américain (C. Wells, pers. com.). Essentially Oils Ltd. obtient actuellement un prix de 200 $/kg sur les marchés pour l’huile d’argousier qu’elle distribue. La recherche menée par l’entreprise montre un excellent potentiel de croissance pour le secteur dans la création de produits cosmétiques et de soins pour les animaux de compagnie.

De nombreux facteurs favorisent l’établissement d’une industrie de la production et de la transformation de l’argousier en Saskatchewan : sols et conditions climatiques propices à la production de fruits de bonne qualité et riches en éléments nutritifs, disponibilité de terres à des coûts raisonnables pour l’établissement de vergers, accessibilité à des sources d’eau potable pour la transformation, présence d’installations, disponibilité d’une expertise dans l’extraction des huiles et les technologies de transformation (usine pilote en Saskatchewan) et engagement du gouvernement, des producteurs et de l’industrie à établir des entreprises à valeur à joutée diversifiées.

Des contraintes immédiates devront être surmontées avant qu’on ne puisse établir des industries de la production et de la transformation viables en Saskatchewan. En effet, en Europe de l’Est, en Russie et en Asie, les technologies de production s’appuient sur un large bassin de main-d’œuvre bon marché. L’industrie saskatchewannaise devra donc se doter de méthodes de gestion et de récolte efficaces et rentables pour assurer sa compétitivité. Aucune variété améliorée n’a encore été créée pour les conditions de cette province. Il faut entreprendre un programme d’amélioration axé sur les rendements, la production de variétés sans épines, les teneurs en nutriants et en huiles, et l’aptitude à la récolte. Dans l’immédiat, l’approvisionnement en baies d’argousier pour la transformation devra provenir des haies brise-vent et des plantations établies pour la faune. Comme ces plantations sont réparties sur tout le territoire de la province, il faudra beaucoup d’efforts pour coordonner la cueillette des fruits à grande échelle jusqu’à ce que les vergers deviennent productifs. Il faudra travailler au développement de produits : jus, boissons pour sportifs, gelées et autres, et procéder ensuite à des essais de commercialisation. Quels que soient les produits développés, il y aura lieu d’en faire valoir les qualités nutritives et les effets bénéfiques pour la santé.

Les Nord-Américains ont toujours eu une certaine méfiance à l’égard de la médecine traditionnelle et des remèdes naturels pour le traitement des maladies. Toutefois, on assiste à un changement d’attitude et à une acceptation croissante de la médecine traditionnelle. Si des essais cliniques peuvent démontrer l’efficacité de remèdes populaires, l’acceptation du public ne devrait pas poser de difficulté. Il conviendrait cependant de mener des études cliniques en Amérique du Nord pour confirmer les propriétés médicinales et nutritionnelles de l’argousier.

Conclusion

L’argousier est source de nombreux produits aux propriétés exceptionnelles très appréciés des Eurasiens mais encore relativement peu connus des Nord-Américains. De plus en plus de produits végétaux spéciaux et exotiques gagnent la faveur de ces derniers, en particulier les produits dont on a pu démontrer les qualités nutritives et les bienfaits pour la santé. L’industrie privée, à l’extérieur de la Saskatchewan et de l’Amérique du Nord, s’est montrée fort intéressée au développement d’une industrie de l’argousier en Saskatchewan, laquelle est promise à un bel avenir. Le contexte offre d’excellentes possibilités de création d’un marché nord-américain pour les produits de l’argousier et d’exportation vers l’Europe et l’Asie, où la demande actuelle pour ces produits surpasse l’offre. La Saskatchewan a une occasion exceptionnelle de devenir un chef de file nord-américain dans la production et la transformation de l’argousier.


[Total : 18    Moyenne : 2.6/5]

L’argousier est exceptionnellement résistant aux écarts de température puisqu’il vit entre 40°C et – 40°C et il résiste aussi aux sels de déglaçage des routes il est aussi capable de décontaminer les sols radioactif.

Famille : Élaeagnacées
Rusticité : bonne
Culture : Hippophae rhamnoides est précieux en zone côtière comme brisevent, ou pour stabiliser des dunes de sable
Plantez le en plein soleil, dans un sol frais mais bien drainé, neutre à alcalin, de préférence sableux. Taille en septembre, mais l’intervention est rarement nécessaire.
Nombre d’espèce : Ce genre comprend 3 espèces d’arbres et d’arbustes dioïques, caducs
Lieu : Originaire d’Europe et d’Asie, poussant sur les dunes côtières, dans les éboulis et sur les rives des ruisseaux, en montagne
Taille : ↕ ↔ 6m
Feuilles : Feuilles linéaires ou oblongues, argentées, gris vert ou vert moyen
Fleurs : Fleurs insignifiantes, en grappes, au printemps
Fruits : Fruits sphériques, orangés
Racines :
Multiplication : semis en godet ou en terrine sous châssis, en mars. Stratifiez les graines en hiver, pendant trois mois, à 4°C. Boutures semi ligneuses en juin. Boutures ligneuses en décembre marcottage en octobre.
Ennemis et maladies :

Attention :
Espèce et variétés :
Hippophae rhamnoides (Argousier).
Grand arbuste ou petit buissonnant, à pousses épineuse
Feuilles caduques, de 3 à 6cm de long, linéaires, gris vert, tapissées d’écailles argentées ou bronze sur les deux faces
En avril, minuscules fleurs jaune vert épanouie en grappes de 1 à 2cm de long
Sur les plantes femelles, fruits de 3 à 8cm de diamètre, persistants, sphériques orangé vif.
↕↔ 6m.
Europe, Asie

Phytothérapie

Nom commun : argousier,
Nom botanique: Hippophaë rhamnoides
Nom anglais: sea buckthorn
Famille des : éléaginacées
L’argousier est abondant dans les pré alpes, Valée du Tessin, Valais, Grisons et en Savoie
Cet arbuste dépasse rarement 3 à 4 mètres mais certaines variétés peuvent atteindre 20 mètres.
L’argousier est répandu dans toute l’Eurasie et on le trouve en Chine, en Russie, en Mongolie, en France, en Grande-Bretagne et jusqu’en Finlande.
L’argousier est connu depuis l’Antiquité mais ce n’est que depuis les années 40 et 50, sous l’impulsion de chercheurs soviétiques, que la plante a commencé une nouvelle carrière.
En URSS, le fruit fait partie du régime des astronautes et on en a fait une crème les protégeant contre les radiations cosmiques.
Les baies de l’argousier sont extrêmement riches en en vitamine C (de 360 à 2500 mg par 100 grammes de baies), en vitamine E et en carotène.
Elles contiennent également plus de 18 acides aminés et plus de 24 éléments différents (dont azote, phosphore, fer, manganèse, boron, calcium).
À l’heure actuelle, on en tire des crèmes pour application topique sur des brûlures, plaies de lit et brûlures de radiations.
L’huile essentielle est également utilisée en aromathérapie
L’huile, le jus et les extraits de l’huile, du jus, des feuilles et de l’écorce sont utilisés dans le traitement des symptômes de la haute pression, de maladies des yeux, de la gingivite et des maladies cardio-vasculaires.
En Chine, on fabrique deux breuvages sportifs à partir de la baie et ces boissons étaient le “breuvage officiel” des athlètes chinois lors des Jeux olympiques de Séoul. Plus de 200 produits différents sont fabriquées à partir de l’argousier
Les Tartares et les Sibériens consommaient les baies avec du fromage et du lait, ils en faisait aussi de la confiture
Parties utilisées :fruits (baies)

Principaux constituant connus

flavonoïdes
acides gras(oléique, linoléique, linolénique et plusieurs autres)
béta-carotène (entre autres le lycopène)
tocophérols (vitamine E, gamma-tocophérol)
phytostérol vitamine C (dépassant le citron et le cynorrhodon)
provitamines A

Propriétés

tonique général
anti-infectieux

Indication en usage interne

ulcères de l’estomac
ulcères
cholestérol
haute pression
maladie cardio-vasculaire
diminution de l’activité cardiaque et cérébrale
gingivite
plaies occasionnées par l’exposition à des rayons X ou à des radiations
fatigue matinales, des convalescent etc.
inappétence
anémie
insomnies
prévention de la grippe
sénescence

Indication en usage externe

brûlures
plaies de lit

Le fruit riche en béta-carotène de l'argousier bio

Le fruit riche en béta-carotène de l’argousier bio

Mode d’emploi

Usage interne

en sirop dans le commerce

Arbre thérapeutique

Famille : éléangnacées
Historique : le nom botanique vient du grec hyppos qui signifie cheval et de phaos qui signifie brillant il fut nommé ainsi par les anciens Grecs qui ajoutaient au fourrage de leurs plus beaux chevaux des baies d’argousier pour rendre leur crinière et leur pelage plus lustré
Les peuples mongol tartare et sibérien consommaient les marmelades d’argousier avec du lait et du fromage pratique et judicieux quand on sait que le calcium est bien mieux absorbé en présence de vitamines C
Une pâte de ce fruit conservée pour l’hiver leur assurait une bonne résistance contre les froids sibériens du nord de l’Asie dont l’argousier est originaire
Habitat : Berges sablonneuses des cours d’eau terrains encaissés ou montagneux sols pauvre mais ensoleillés de l’Asie et du Sud de l’Europe
Composition chimique : écorce et feuilles : tanins // fibres // calcium // silice
Fruit : bêta-carotène // vitamine C // quercétine // mannitol // physaline // xanthophylline
Graines : acides gras essentiels (linoléique et isolinoléique // vitamines E // silice
Parties utilisées : écorce en hiver // feuilles au printemps // fruit et graines à maturité à la fin de l’été
Description : arbuste dioïque de forme hétérogène qui mesure de 5 à 6 mètre de haut à l’age adulte
Il est pourvu d’une écorce brun foncé et est muni de nombreuses épines de dimension différente
Ses feuilles sont alternes et caduques simples étroites et munies d’écailles argentées plus pâle sur le dessous Ses fruits sont des drupes orangées de 6 à 6 mm de longueur regroupées le long des branches et qui peuvent persister l’hiver
Culture : l’argousier est très facile à cultivez il est doté d’une grande vitalité
Utilisation : en usage externe contre les blessures infectées et les hémorragies on prépare une décoction avec des rameaux et bourgeons du printemps à raison de 2 cuillères à soupe bouillir pendant 5 min dans 125 ml d’eau appliqué en compresse localisée plusieurs fois dans la journée
Les jeunes feuilles sont utilisée pour les diarrhées et la déminéralisation prendre 3 tasses d’une cuillère à soupe bouillir 3 min prendre pendant 3 semaines maximum au printemps
Les fruits et les graines sont les plus précieux ils peuvent être consommé en cures prolongées de 3 mois sous forme de jus pur dilué à raison sde 1 cuillère à soupe par 100ml d’eau avant chaque repas comme tonique général idéal pour les enfants en croissance les convalescent et les personnes souffrants d’insuffisance cardiaque ou de fatigue chronique ou tout simplement en cure dépurative et contre le vieillissement
Il est très acide il est recommander de broyer très finement le fruit et la graine le faire cuire à basse température max 70 °C
2vitez les cures d’argousiers en cas de goutte et d’hyperacidité et de pathologie rénales sérieuses
Propriétés médicinales : antioxydant // antihistaminique // antiscorbutique // antiseptique // apéritif // astringent // cicatrisant // dépuratif // fortifiant // laxatif // tonicardiaque // reconstituant général et vulnéraire
Insolite : la vitalité de l’argousier vient du fait de sa formidable faculté d’allier l’énergie solaire concentrée dans ses précieuses vitamines en synergie parfaite à la force cristalline de la terre par sa silice protectrice et dispensatrice de chaleur et de lumière
La psycho morphologie de l’argousier révèle que courage endurance et persévérance sont typique de cet être qui ne manque ni de vertus ni de défenses pour bénéficier de ses qualités il est recommander de dormir à la belle étoile près de lui

Boissons

Nectar antioxydant universel

Sirop d’argousier
Ingrédients
fruit de l’argousier
1kg de sucre roux par litre de fruit
Préparation
cueillez les fruits le matin avant que le soleil ne réchauffe les fruits
prenez de petits rameaux sans trop de feuilles
égrener passez les fruita au travers d’un moulin à légume attention inox fer et aluminium sont attaqué par le jus du fruit très acide
filtrez au travers d’un linge
ajoutez 1 kg de sucre roux par litre de jus dynamiser pendant 1 heure avec un bâton en bois bien propre
tournez d’abord dans 1 sens de l’extérieur vers l’intérieur jusqu’à formation d’un entonnoir profond après un court arrêt entamez le mouvement inverse de l’intérieur vers l’extérieur jusqu’à obtention d’un entonnoir et ainsi de suite
c’est ce qui permet au sirop de se conserver 1 an sans cuisson
mettez aussitôt en bouteilles bouchez hermétiquement
Si le sirop mousse après quelques jour vous pouvez arrêtez le processus en le chauffent pendant 1/4 d’heure entre 70 et 75 °C
agitez avant l’utilisation

Nectar antioxydant universel
Ingrédients
250 ml de fruit d’argousier bien mûres
250 ml d’eau
15 gouttes d’extrait ou 2 gr de poudre de stevia rebaudiana (le plus puissant agent sucrant végétal au monde et le plus facile à cultiver) http://res2.agr.ca/london/faq/stevia_f.htm
Préparation
laissez tremper les baies dans l’eau pendant 2 à 3 heures puis broyez au robot ou mortier
ajouter la stevia et agiter se conserve un mois au réfrigérateur
Stérilisé il se garde 1 an au réfrigérateur

Recettes

Sirop d’argousier
Ingrédients
fruit de l’argousier
1kg de sucre roux par litre de fruit
Préparation
cueillez les fruits le matin avant que le soleil ne réchauffe les fruits
prenez de petits rameaux sans trop de feuilles
égrener passez les fruita au travers d’un moulin à légume attention inox fer et aluminium sont attaqué par le jus du fruit très acide
filtrez au travers d’un linge
ajoutez 1 kg de sucre roux par litre de jus dynamiser pendant 1 heure avec un bâton en bois bien propre
tournez d’abord dans 1 sens de l’extérieur vers l’intérieur jusqu’à formation d’un entonnoir profond après un court arrêt entamez le mouvement inverse de l’intérieur vers l’extérieur jusqu’à obtention d’un entonnoir et ainsi de suite
c’est ce qui permet au sirop de se conserver 1 an sans cuisson
mettez aussitôt en bouteilles bouchez hermétiquement
Si le sirop mousse après quelques jour vous pouvez arrêtez le processus en le chauffent pendant 1/4 d’heure entre 70 et 75 °C
agitez avant l’utilisation
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Confiture d’argouses
Ingrédients
600 g d’argouses
5 poires
300 g de sucre .
( pas de citron, l’argouse étant un fruit qui contient de la pectine en quantité suffisante)
Préparation
Laisser bouillir 12 min.
Metre en pot
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Gelée de baies d’argousier
Ingrédients
1kg de baies.
1/4 de litre d’eau.
1 kg du sucre.
1 orange,
Les zestes râpés d’une orange et d’un citron
Préparation
Mettre les baies à crever dans une bassine sur le feu avec l’eau.
Verser le tout sur un tamis garni d’un linge et presser pour faire sortir le jus.
Y ajouter le jus de l’orange, les zestes et le sucre.
Faire cuire 20 minutes.
Dès que la consistance sirupeuse est atteinte (vérifier sur une assiette), mettre en pots et fermer.


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Cet arbuste épineux pousse un peu partout en Europe Occidentale, en Asie et en Amérique du Nord. Longtemps ignoré des hommes, il est désormais cultivé pour son aspect décoratif ou ses fruits, son huile.

S’il supporte des hivers rigoureux, il a besoin de beaucoup de lumière. Il recherche donc les grands espaces : dunes ou zones peu boisées en moyenne altitude. Il peut atteindre 6 à 8 mètres de haut, mais généralement, il mesure 2 à 4 mètres. Son port est étalé. Ses feuilles, lancéolées, sont vert sombre sur le dessus avec des reflets argentés dessous. Ses rameaux sont étalés et pourvus d’épines. Ses fleurs verdâtres éclosent au début du printemps. Les fruits sont des baies oranges qui s’agglutinent autour des branches.

L’ananas de Sibérie

Les vertus médicinales de l’argousier ont été reconnues, il y a une centaine d’années même si les argouses sont consommés depuis des siècles en Europe et en Asie. Les médecins tibétains l’utilisent pour soigner les affections cutanées, les troubles digestifs et circulatoires, les affections pulmonaires et les règles douloureuses. Les chercheurs soviétiques, lors de la conquête de l’espace dans les années 1950, se sont de très près intéressés à la plante : les argouses se trouvaient au menu des cosmonautes qui, par ailleurs, s’appliquaient une crème à base d’argousier pour se protéger contre les radiations cosmiques.
En Russie, l’argousier est surnommé “l’ananas de Sibérie” autant pour sa richesse en vitamines que pour le goût légèrement acidulé de ses baies. Aujourd’hui, c’est surtout en Amérique du Nord que se poursuivent les études sur les propriétés de ce fruit dont la concentration en vitamine C est 5 fois supérieure à celle du kiwi et 30 fois supérieure à celle de l’orange. Les fruits, de même que les feuilles et les graines, sont très riches en vitamines (C, E, A, F, K, P et du groupe B), en oligo-éléments (azote, phosphore, fer, manganèse, bore, calcium…), en acides gras saturés (acides palmitique et palmitoléique) et insaturés (acides linolénique et linoléique) et en acides aminés. Des récentes recherches ont montré l’utilité de la plante pour lutter contre les radiations, réduire l’agrégation plaquettaire, traiter les ulcères gastriques et ralentir les risques du cancer.

L'argouse bio pour traiter les ulcères gastriques

L’argouse bio pour traiter les ulcères gastriques

Dans l’argousier tout est bon

Très riche en vitamine C, la baie de l’argousier se transforme en confiture, en jus ou en sirop.
Durant les Jeux Olympiques de Séoul, la boisson « officielle » des athlètes chinois, c’était le jus d’argousier. Il faut préciser qu’en Asie plus de 200 produits alimentaires ou médicinaux sont fabriqués à partir d’argousier. En Europe et en Amérique du Nord ce sont surtout les baies, les feuilles et l’écorce qui sont utilisés pour fabriquer des gelées, des confitures, des compléments alimentaires, du jus, de l’huile et des cosmétiques.Pour en savoir plus sur le Bostwellia

Les indications

En interne :

fatigue
grippe
refroidissement
manque d’appétit
ulcères d’estomac et du duodénum
hyperlipémie du sang
gingivite
problèmes pulmonaires
maladies cardio-vasculaires et
coronariennes
hypertension artérielle

Il suffit de suivre les indications des fabricants : tout dépend de la concentration du jus ou des extraits. Si le jus est trop concentré ou amer, il suffit de le diluer avec un peu d’eau. En général on prend de 2 à 4 cuillérées à café par jour, mais certains praticiens conseillent jusqu’à 200 ml/jour. Il existe aussi des tisanes de feuilles ou d’écorce d’argousier. Il est aussi possible de consommer l’huile (1 cuillérée à café par jour ou en association avec d’autres huiles de première pression à froid dans une salade).

En externe :

eczéma et autres problèmes cutanés
brûlures
prévention et cicatrisation des blessures dues aux radiations,
ralentissement des rides
cheveux : pellicules et chute.

L’huile d’argousier est obtenue par pression à froid des baies et surtout des graines d’argousier. Elle entre dans la composition de cosmétiques ou de shampoings. Attention : L’huile a la particularité de laisser des taches rouges : massez longtemps et laissez absorber avant de recouvrir d’un linge pour protéger vos vêtements.

Quand ? Comment ? Combien ?

En Europe et au Québec, on trouve des jus, des gelées, des liqueurs, des bonbons, des sirops, des comprimés, des shampoings, des pommades, des tisanes, des huiles, des cosmétiques (crèmes, masques, produits solaires) et même de la bière à l’argousier. À ce jour, aucun effet indésirable n’a été constaté, que l’argousier soit utilisé seul ou avec un médicament, en interne comme en externe. Il n’y a pas non plus d’effet secondaire à craindre, quelles que soient les quantités consommées (hormis de possibles coliques si vous n’êtes pas raisonnable !). Toutefois, par prudence, les femmes enceintes doivent éviter les excès. Le jus — obtenu par pression à froid — se trouve souvent sous forme de flacon de 200 ml (environ 11 €) ou bien en ampoules. Il a un délicieux goût fruité légèrement acidulé. Il suffit d’en prendre 2 à 4 cuillérées à café par jour.
En règle générale, il suffit de suivre les préconisations du fabricant. Le jus, les bonbons, les huiles et les cosmétiques se trouvent surtout en magasins de produits naturels ou diététiques mais aussi dans quelques pharmacies et en vente par correspondance.

En association avec d’autres plantes
Comme pour la plupart des plantes, l’argousier potentialise ses effets quand il est pris avec une autre plante aux propriétés comparables.

maladies auto-immunes ou dégénératives, fatigue et ulcères gastriques : aloe vera,
grippe et refroissements : eucalyptus, pin (en huiles essentielles),
règles irrégulières et douloureuses : sauge (tisane à mélanger au jus ou au sirop),
lèvres sèches : calendula ou huile d’amande douce,
problèmes de peau et brûlures : de la St Jean au millepertuis (attention de ne pas vous exposer au soleil).

A chaque fois il suffit de mélanger moitié-moitié ou de prendre en alternance, que ce soit en interne (jus et sirops) ou bien en externe (huile et crèmes).

Dans le verger

L’argousier est surtout tout un arbuste d’ornement qui affectionne les talus, les bords de mer et la moyenne montagne. Pour avoir des fruits, il faut un pied mâle pour au moins un pied femelle. Les plantes femelles se reconnaissent à leurs petits bourgeons globuleux. Les argousiers se plantent dans tous les sols, à condition qu’ils soient très bien exposés au soleil… et loin des sentiers à cause de leurs épines. Il supporte des températures jusqu’à – 40 ° C et peut résister à des périodes de sécheresse. Il envoie ses racines profondément dans le sol, d’où son intérêt pour retenir des dunes ou freiner l’érosion d’un terrain. L’argousier se reproduit facilement par boutures ligneuses de novembre à février et par boutures de racines jusqu’en automne. Les meilleurs éléments sont prélevés sur des individus poussant sur des sols pauvres ou sablonneux. L’argile et l’humus peuvent être ajoutés quand la fructification commence, à partir de la troisième année. Il faut éviter la proximité des résineux. Très rustiques, les argousiers sont peu sensibles aux maladies ou parasites. Le fruit orangé mûrit à la fin de l’été. Difficile à cueillir, il faut prévoir près d’une heure pour récolter environ 6 kg par plant. L’intérêt nutritif et médicinal de l’argousier encourage de plus en plus les arboriculteurs à se lancer dans sa culture d’autant qu’un verger bien mené (10 tonnes de fruits à l’hectare) possède une durée de vie (et de production) d’au moins 30 ans.

Histoire et botanique

De la famille des éléagnacées, l’argousier se dit sea buckthorn en anglais et Star-bu en chinois et en tibétain). Son nom scientifique, « hyppophae » signifierait « je tue un cheval ». Pourtant Les Grecs l’utilisaient pour favoriser la prise de poids des chevaux et lustrer leur pelage, (« phae » pourrait aussi signifier « je fais briller”). En Chine et en Russie, l’argousier est, depuis des siècles, utilisé comme plante médicinale. En Europe, si les baies ont servi de « tonique » dès le Moyen-Âge, leur utilisation médicinale ne s’est imposée que depuis quelques dizaines d’années.


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Propriétés et emplois : Les fruits de l’argousier sont de couleur orange vif, ils forment des grappes serrées sur des rameaux épineux. Très décoratifs, ils restent attractifs jusqu’à l’hiver.

Origines géographiques : Europe, Asie tempérée.
Dimensions adultes : Hauteur jusqu’à 10 mètres, largeur jusqu’à 5 mètres.
Feuillage : Caduc.
Type de sol : Tous.
Climat : Rustique jusqu’à -17°C.
Exposition : Plein soleil.

Arbuste argousier bio fruit antioxydant naturel puissant

Arbuste argousier bio fruit antioxydant naturel puissant

Ils sont acides et ont une forte teneur en vitamine C. Ils sont ainsi utilisés en gelée ou en sauce pour la viande ou le poisson. Comme ils n’apparaissent que sur les argousiers femelle, il est conseillé d’en planter plusieurs pour avoir des chances de fructification. On recommande généralement un pied mâle pour huit pieds femelles.
Outre son intérêt ornemental, l’argousier est aussi utilisé pour la fixation et la colonisation de terrains nus, talus, terre-pleins autoroutiers ou encore berges de cours d’eau, en montagne comme en bord de mer.
Autres plants à petits fruits:
Arbousier, résiste jusqu’à -12°C, ses fruits ressemblent à la fraise
Aronie rouge ‘Brilliant’, fruits rouge vif à partir de l’automne
Aronie noire ‘Viking’, baies acidulées noir violacé pour la confection de confitures
Châtaignier, fruits comestibles une fois grillés
Framboisier ‘Fall Gold’, fruits très doux, parfumés, jaune orangé, variété remontante et autofertile
Framboisier ‘Heritage’, fruits doux et parfumés, variété remontante et autofertile
Goyavier de Montevideo, fruits riches en vitamine C et au goût d’ananas, à réserver aux climats les plus doux
Kiwi autofertile ‘Jenny’, résiste jusqu’à -12°C
Murier blanc, fruits blanc rosé, sucrés
Myrtille géante ‘Jersey’, fruits acidulés, à partir du mois d’août
Noisetier commun, fruits à coque, à partir de septembre
Noyer commun, fruits à coque, délicieux en salade, à partir de fin octobre
Haie gourmande ‘Ophélie’, pour avoir des fruits rouges tout l’été
Tout le catalogue des arbustes à petits fruits


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L’argouse bio antioxydant naturel puissant un fruit plein de vitamines et vertus.

La baie d’argousier, appelée aussi olive de Sibérie ou ananas de Sibérie, est un fruit en forme d’œuf (ovoïde), de couleur jaune orangée, très acide. Utilisée en cuisine, elle possède de nombreux atouts thérapeutiques et une grande richesse nutritionnelle.

Fruit argouse riche en vitamine, excellent complément alimentaire

Fruit argouse riche en vitamine, excellent complément alimentaire

L’argousier sauvage ou de culture
L’olivier de Sibérie ou saule épineux, ses autres noms, est un arbuste épineux, dont la culture nécessite un bon drainage, mais qui se contente de sols pauvres et qui est peu difficile sur le Ph du terrain.

Il pousse spontanément dans les régions tempérées de l’Asie, de la Russie, en Chine et en Europe.

En France, dans les Alpes du Sud, l’argousier est présent à l’état sauvage.

Ses fruits sont utilisés dans l’alimentation mais aussi pour leurs vertus médicinales.

Bienfaits d’une baie : l’argouse et ses indications
Le fruit de l’argousier est une grande source de vitamine : A, E, P, mais surtout de vitamine C, qui est cinq fois plus présente que dans le kiwi, et 30 fois plus que dans l’orange !

L’argouse est riche en vitamines du groupe B, en bêta carotène…

L’argouse contient de l’oméga 7. Moins connu que ses cousins, les oméga 3 et oméga 6, les oméga 7, présents dans certains compléments alimentaires, évitent le dessèchement des muqueuses, dont les muqueuses oculaires, digestives et uro-génitales, préviendrait les rides, voir aurait un pouvoir de restauration des muqueuses abimées.

La baie a aussi un pouvoir astringent, tonique, vermifuge et anti-infectieuse.

Utilisée depuis des milliers d’années en Chine et au Tibet, l’argouse est bénéfique pour hydrater la peau, soigner des blessures, dont celles dues aux radiations, des brûlures, en cas d’eczéma, d’ulcères, renforcer le système immunitaire, lutter contre la fatigue.

Elle se consomme en jus ou en compléments alimentaires (voie interne). On peut compléter son action en consommant de la sève de bouleau.

Aucune contre-indication n’est connue à ce jour.

L’utilisation de l’argouse est aussi faite dans certains produits cosmétiques, notamment dans les crèmes solaires.

La baie d’argouse en cuisine
L’argouse se consomme crue, mais elle est surtout utilisée pour en faire des jus, des confitures, des gelées, des sorbets et des compotes.

Dans les Alpes de Hautes Provence, c’est un produit traditionnel du terroir.

Elle est utilisée comme condiment dans les pays dans les pays nordiques et en Himalaya.

Utilisée aussi en Russie pour les animaux et dans la Grèce antique pour faire grossir les chevaux.

Comment prendre de l’argouse ?
Pour des cures, l’argouse peut se prendre en jus, à raison d’une cuillère à soupe deux à trois fois par jour. Le gout spécial pouvant en rebuter certains, vous pouvez aussi prendre de l’argouse en complément alimentaire sous forme de comprimés.

Vous pouvez l’associer à une cure de spiruline ou avec de la sève de bouleau comme spécifier plus haut.